Émeutes à Bruxelles : les bourgmestres veulent entendre les chefs de corps mais aussi Jan Jambon et Koen Geens

La conférence des bourgmestres de Bruxelles a décidé mercredi matin d’entendre la semaine prochaine les chefs de corps des six zones de police de la capitale au sujet des incidents violents des 11 et 15 novembre derniers.

La conférence des bourgmestres invitera aussi les ministres de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et de la Justice Koen Geens (CD&V) le mercredi suivant pour un échange sur les moyens d’améliorer la sécurité à Bruxelles, ont indiqué les différents protagonistes interrogés à l’issue de la réunion.

Selon le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI), qui préside actuellement la conférence, les bourgmestres de la capitale veulent avant tout disposer d’un rapport plus précis des chefs de corps sur le déroulement des événements. Le rapport présenté par le ministre de l’Intérieur n’en a pas tenu compte, faute de l’avoir sollicité.

Le sentiment exprimé dimanche par le député-bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf (MR), selon qui les zones de police ont fonctionné de manière intégrée, et conformément à la procédure, a été partagé par l’ensemble des bourgmestres. La capacité hypothéquée des trois zones de police limitrophes de la zone centrale a été mobilisée.

Pourquoi la police d’Anvers a-t-elle été mobilisée

Une inconnue demeure par contre en ce qui concerne les événement du 11 novembre : pourquoi la police d’Anvers a-t-elle été mobilisée pour intervenir sur les lieux des incidents, tandis que l’on a mobilisé la capacité hypothéquée des zones bruxelloises pour augmenter le nombre de patrouilles autour du périmètre ?

“Nous avons lu les déclarations des ministres de l’Intérieur et de la Justice disant qu’ils veulent plus de sécurité à Bruxelles. Nous souhaitons améliorer les choses et parler avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice du cadre policier incomplet à Bruxelles, du financement policier proportionnellement moindre dans les grandes villes, et du manque de moyens de la Justice en bâtiments et en personnel”, a commenté M. Clerfayt. Celui-ci a par ailleurs déploré l’absence persistante à Bruxelles de greffe, l’endroit où l’on stocke toutes les pièces des perquisitions et les images vidéos en vue des jugements. “Sans greffe, comment peut-on revendiquer l’application de la tolérance zéro”, a-t-il demandé. (Belga)

  • Reportage de Jean-Christophe Pesesse et Frédéric De Henau.

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22 novembre 2017 - 13h01