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Des logements inoccupés proches de la Grand-Place deviennent la propriété de la Ville de Bruxelles

 La Ville de Bruxelles acquiert un nouveau bien situé du n°20 au n°28 rue des Grands Carmes et ainsi éradiquer l’un des plus grands chancres proche de la Grand-Place.

Composé de cinq parcelles, le complexe permettrait d’accueillir des logements, des espaces commerciaux et/ou d’activités artisanales, indique un communiqué de la Ville de Bruxelles. Le plan prévoit, dès lors, un aménagement mixte comprenant, d’une part, une surface d’habitations unifamiliales d’environ 925m², couplée avec 835m² d’infrastructures diverses : ateliers artistiques ou productives, équipements sportifs,… .D’autre part, une surface de 230m² au rez-de-chaussée qui possède un grand potentiel pour les commerces grâce au passage régulier dans la rue.

Idéalement situé dans le centre historique de Bruxelles, la restauration de ce bâtiment s’inscrit dans les objectifs de la Politique de la Ville et du Code Bruxellois de l’Aménagement du
Territoire qui prévoient dans l’intérêt général, de lutter contre l’existence d’immeubles abandonnés ou insalubres, sauvegarder et mettre en valeur un patrimoine classé, favoriser la
revitalisation des noyaux commerciaux et créer des logements moyens.

« En raison de l’emplacement stratégique de cet immeuble, de son intérêt patrimonial et de son état de dégradation, la Ville de Bruxelles se devait d’agir » indique Lydia Mutyebele,
Echevine du Logement, du Patrimoine Public et de l’Egalité des chances. « La Ville de Bruxelles a pu acquérir le bien pour la somme de 2 500 000 euros et a pour objectif de lui redonner vie ».

Historiquement une ancienne épongerie, ce complexe d’immeubles laissé à l’abandon était le fruit d’un conflit de succession depuis de nombreuses années avant de convenir à une vente
publique. Dans un premier temps, en 2014, la Ville a imputé aux héritiers la taxe communale pour les immeubles et terrains laissés à l’abandon, négligés, inoccupés ou inachevés. Si le bien
a été taxé sans discontinuité jusqu’à aujourd’hui, les héritiers ont toujours contesté cette taxation. En 2018, la Ville passe à la vitesse supérieure et porte plainte auprès de la cellule
régionale des logements inoccupés. Suite à la pression mise sur les propriétaires, ceux-ci vont finalement se résoudre à vendre le bien.

 

L.V. – Photo: Capture Google 

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18 novembre 2020 - 13h54
Modifié le 18 novembre 2020 - 13h54