Crise politique : “Le Roi a repris la main sur le calendrier”

Sur le plateau du 18h, la politologue Émilie Van Haute est revenue sur la crise politique et la démission du gouvernement Michel.

Selon la politologue de l’ULB, cette crise politique est surtout l’occasion pour le roi Philippe de “reprendre la main sur le calendrier et sur l’ordre dans lequel les partis sont appelés pour ces colloques singuliers”. Il s’agit de la première crise politique à gérer pour le Roi. Il pourrait désigner un informateur ou un formateur, qu’il accepte ou non la démission du gouvernement. “Le Roi garde un rôle important et cela permet aussi aux politiques de se mettre un peu en retrait et de suivre le tempo du palais royal”.

Voir aussi : Vers un gouvernement en affaires courantes, comme à l’époque d’Yves Leterme (vidéo)

Le scénario d’un gouvernement en affaires courantes s’annonce en tout cas le plus logique à l’heure actuelle. “Il faudra toutefois voir jusque quand”, explique encore Émilie Van Haute. “L’actuel gouvernement en affaires courantes, minoritaire, devrait donner plus de marge au Parlement”.

Des élections anticipées restent-elles possibles ? “Il faudrait pour cela que la dissolution du Parlement soit votée à la majorité, et sur proposition du Premier ministre”, rappelle la politologue.

Découvrez notre dossier complet sur la crise au sein du gouvernement fédéral.

■ Analyse d’Émilie Van Haute, politologue à Cevipol/ULB.

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19 décembre 2018 - 18h20