Coronavirus : une estimation de l’impact du coronavirus sur les réservations de vacances prématurée

L’impact du nouveau coronavirus covid-19 sur les réservations de vacances, notamment en Espagne et en Italie, deux pays frappés par l’épidémie, ne peut encore être estimé, avance mercredi le porte-parole de Tui, Piet Demeyere. L’évolution des prochains jours sera déterminante, selon le tour-opérateur.

Jusqu’à récemment, beaucoup d’Européens considéraient le coronavirus comme un problème asiatique“, expose Piet Demeyere. Mais cette semaine, ils ont été pris par la panique en découvrant que le virus ne connaissait pas les frontières. Des cas en Italie et à Tenerife, deux destinations très touristiques, ont en effet été signalés. “Nous répondons toujours la même chose aux voyageurs: nous suivons strictement l’avis de voyage des Affaires étrangères“, insiste le porte-parole de Tui.

Pour l’Espagne, il est recommandé de suivre scrupuleusement les instructions des autorités locales. S’envoler vers Tenerife ne pose pas de problème. Seul l’hôtel où sont confinés plusieurs centaines de clients après que certains d’entre eux ont été testés positifs au virus est indisponible. En ce qui concerne les voyages vers l’Italie, ils connaissent généralement, chez Tui, leur apogée plus tard dans la saison, “vers mai“. Pour connaître l’impact du coronavirus, il faudra dès lors attendre.

Le voyagiste Sunweb reçoit lui beaucoup de demandes de clients préoccupés. Une foire aux questions a dès lors été créée sur son site web, pour répondre aux principales interrogations. Certains vacanciers demandent à annuler ou à déplacer leur voyage vers l’Italie, ce que Sunweb fait dans la mesure du possible, assure-t-il. Sur le site de réservations Connections, l’Italie a été la destination européenne la plus attractive cette année. “Le pays attire aussi bien pour des citytrips au printemps que pour les vacances d’été“, pointe un porte-parole, Frank Bosteels. Il s’attend à ce que les Belges soient désormais plus frileux à réserver un voyage dans la péninsule. Mais pas de panique à l’horizon, les vacances estivales se préparent durant les mois de janvier et février, lorsque le coronavirus semblait encore restreint à l’Asie, explique Frank Bosteels de Connections. “C’est surtout la Chine qui a été touchée, avec 80% de vols en moins. Nous voyons aussi une demande moindre pour la Thaïlande et le Vietnam mais d’autres destinations comme l’Indonésie ou le Sri Lanka croissent par rapport à l’an dernier“, précise le porte-parole. Selon lui, les réservations se sont déplacées de l’est à l’ouest, avec une augmentation de 10% pour les Etats-Unis et de 15% pour le Canada, deux destinations déjà très populaires.

L’impact du coronavirus sur le secteur touristique dépendra de la manière dont la pneumonie virale évoluera. Aux yeux de Tui, l’effet de surprise prévaut actuellement. “Les gens réagissent de manière émotionnelle, pas toujours basée sur les faits (…) L’évolution des prochains jours et prochaines semaines” sera déterminante, estime le porte-parole.

Belga 

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26 février 2020 - 17h31