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Coronavirus: les visites non-essentielles interdites dans les services résidentiels jusqu’au 31/03

Afin de réduire la propagation de l’épidémie et protéger les résidents fragiles, la Région bruxelloise a décidé d’interdire toutes les visites qui ne sont pas considérées comme essentielle dans l’ensemble des services résidentiels (qui accueillent des personnes 24h/24h), ce qui comprend les maisons de repos. A la résidence des séniors de Watermael Boitsfort, on s’adapte. L’une de nos équipes s’est rendue sur place  

C’est ce qu’annonce mercredi le cabinet du ministre bruxellois de la santé Alain Maron (Ecolo). Ces restrictions sont d’application jusqu’au 31 mars et pourront être prolongées en fonction de l’évolution de la situation. Sont considérées comme visites essentielles, précise le cabinet: les visites du médecin ou d’une équipe médicale, les visites des services d’inspection, les proches dans certains cas précis (fin de vie, déplacement vers un hôpital, état de crise du résident). Il revient au directeur de l’institution de juger du caractère essentiel de la visite.

Toutes les autres visites sont donc interdites, notamment celles des volontaires et des enfants de moins de 12 ans. Des mesures seront également d’application pour les services non résidentiels (centres de jour pour personnes âgées, pour personnes handicapées, santé mentale), pour le secteur des soins et des aides à domiciles et pour le secteur ambulatoire (centres de planning familial, maisons médicales). Elles seront précisées dans la journée de mercredi.

Cependant, les maisons de repos bruxelloises qui dépendent de la Communauté flamande ne sont pas concernées et appliquent les mesures annoncées mardi par le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, à savoir une limitation des heures de visite et une interdiction d’accès aux enfants de moins de 16 ans.

Des situations différentes au sein d’un même territoire qui pourraient susciter la confusion dans le chef des familles, juge Vincent Frédéric. Pour aller de l’avant de manière constructive, il faudrait selon lui travailler de manière plus proactive pour anticiper les problèmes, notamment au sein de groupes de travail mêlant région, fédération et acteurs concernés.
Il faut préparer les choses au cas où ça s’aggrave. Tout le monde espère que le virus n’entrera pas dans nos maisons (de repos). Mais autant prévoir et ne pas courir après le temps.

Belga – Photo: Belga/Maxime Anciaux

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11 mars 2020 - 11h36
Modifié le 12 mars 2020 - 09h04