Le comité Alhambra publie une vidéo pour dénoncer la prostitution sauvage et la toxicomanie dans le quartier

La vidéo montre des rues envahies par les toxicomanes et les prostituées qui n’hésitent plus à exercer, à vendre ou à consommer en pleine rue.

Dans une nouvelle vidéo publiée ce mercredi sur son site, le comité Alhambra lance un nouveau cri de détresse. Depuis de nombreux mois, le quartier est confronté à la prostitution sauvage et à la toxicomanie, dénonce le collectif. La vidéo a donc pour but d’alerter les autorités.

La vidéo montre des rues envahies par les toxicomanes et les prostituées qui n’hésitent plus à exercer, à vendre ou à consommer en pleine rue, sous les fenètres des riverains.

 

Quartier Alhambra wijk / Drogue – Drugs

VIDEO: drogue en rue quartier Alhambra / 3 dagen lang hebben we de overlast gefilmd / Quand le dealer vient à 7 heures le matin, il y 15 junkies qui font la file.(NL zie verder aub)FR/ L’absence d’une réponse structurée au problème de la prostitution de rue sauvage dans le quartier Alhambra crée un appel d’air pour une série de nuisances annexes: réseaux mafieux, cafés de prostitution, bingos, trafics de drogue, etc. Plus spécifiquement, cela a engendré depuis plus d'un an la présence continue de junkies dans le quartier, dont certaines se prostituent parfois pour avoir de l'argent.En 2017, quand nous avons vu le premier toxicomane se piquer dans notre quartier – c’était dans la rue Saint Jean Népomucène où nous avons organisé en 2016 la première ‘Rue à Vivre’ de Bruxelles, nous étions tristes et choqués. 12 mois plus tard, quand le dealer vient à 7 heures le matin avec sa marchandise sur la voie publique, il y 15 junkies qui font la file …Pendant 3 jours – le 1, 2 et 3 août 2018 – nous avons filmé à trois endroits dans le quartier toutes les nuisances liées à la drogue en rue: potager Alhambra, Rue Saint Jean Népomucène et Rue des Commerçants. Le résultat est déprimant.Les pipes à héroïne sont de plus en plus souvent remplacées par des seringues. L’injection par intraveineuse qui avait surtout lieu dans le métro Yser près de l’ascenseur s’est déplacé sur la rue. Des seringues trainent dans l’espace public, et ne constituent pas seulement un risque pour les habitants et leurs enfants, elles peuvent en effet également blesser ceux qui nettoient les rues et entretiennent les bacs à plantes. En outre, nous constatons une augmentation des cambriolages de voiture et de maison ainsi qu’un bon nombre de toxicomanes qui errent agressivement lorsqu’ils ont besoin d’une dose.Parmi les clients, bon nombre de prostituées achètent de la cocaïne. Certaines combinent la consommation de cocaïne et de whisky ce qui les rend volubiles et agressives. Par ailleurs, nous avons vu arriver les prostituées héroïnomanes qui racolent surtout de jour. S’il leur faut une dose d’urgence, elles abordent tout homme qu’elles croisent et leur proposent leurs services à des prix parfois dérisoires. Comme toujours, le Comité Alhambra plaide pour des mesures structurelles comme des salles de shoot, du Housing First, un suivi psychologique et médical mais aussi administratif (la mise en ordre de papiers administratifs pour le CPAS par exemple peut déjà être le signe encourageant d’un bon départ pour un dépendant).Entretemps, nous demandons que ces nuisances soient prises à bras le corps par nos dirigeants. En effet, c’est bien l’absence depuis des années d’une lutte efficace et structurelle contre le problème de la prostitution de rue sauvage qui attire aujourd’hui ces nouvelles nuisances.(voici les images sans sous-titres explicatives https://youtu.be/r0iR_tsHLQo)Plus:Plus:'Drogue à la station Yser et alentours' – survol 2017 – 2018:http://www.comitealhambra.be/metro_yser.htmCollège des Bourgmestre et Echevins:Philippe Close Marion Lemesre, Els Ampe, Clémentine Barzin, Alain Courtois, Karine Lalieux, Geoffroy Coomans de Brachène, Ahmed El Ktibi, Faouzia Hariche Ouriaghli Mohamed Khalid ZianOpposition:Fabian Maingain, Marie Nagy Bis, Michael François, Zoubida Jellab, Catherine Lemaitre, Liesbet Temmerman Ecolo/Groen, @Malika Abbad, Zoé Genot, Bianca Debaets, Bart Dhondt, Johan Van den Driessche, Ans Persoons Benoit Hellings Lotte Stoops Bruno De Lille Battaille Christian Ceux Bertin Mampaka Joëlle MilquetRégion Bruxelloise:Rudi Vervoort, Guy Vanhengel, Didier Gosuin, Pascal Smet, Céline Fremault, Bianca Debaets Fadila Laanan David Weytsman Cécile JodogneJulien Uyttendaele – Complet—NL/ Door het ontbreken van een gestructureerd antwoord op de ongecontroleerde straatprostitutie kregen allerlei vormen van overlast gemakkelijk voet aan wal in de Alhambrawijk : prostitutiecafés, georganiseerde misdaad, bingo’s, drugshandel, … Vooral dat laatste zorgt er nu voor dat we geconfronteerd worden met een enorme toename aan junkies, niet alleen in de metro, maar overal in de wijk, die zich soms prostituteren om hun verslaving te kunnen bekostigen.In 2017 hebben we de eerste drugverslaafde openlijk zien gebruiken – dat was in de Sint Jan Népomucenusstraat waar we in 2016 de eerste leefstraat van Brussel hebben georganiseerd. We waren toen triest en geshockeerd. Twaalf maanden later, wanneer om 7 uur ‘s ochtends de dealer present meldt, staan wel 15 drugsverslaafden aan te schuiven …Gedurende 3 dagen – 1, 2 en 3 augustus 2018 – hebben we op drie plaatsen in de wijk alle drugsoverlast op straat gefilmd : aan de Alhambra moestuin, in de Sint Jan Nepomucenusstraat en in de Koopliedenstraat. Het resultaat is ronduit deprimerend.De heroïnepijpen worden meer en meer vervangen door naalden. Intraveneus gebruik die voorheen vooral aan de lift in metro IJzer plaatsvond, zien we nu meer en meer in het straatbeeld. Naalden slingeren rond in de openbare ruimte en vormen niet alleen een risico voor de bewoners en hun kinderen, maar kunnen ook ernstig letsel toebrengen aan de straatvegers en het personeel dat bijvoorbeeld de bloembakken onderhoudt of de vuilnis komt ophalen. We merken ook een toename aan auto- en huisinbraken en zien meer een meer agressieve junks de straten doorwaden op zoek naar hun volgende dosis. Onder de goeie klanten zijn al jarenlang de sekswerkers die cocaïne kopen. Sommigen combineren dat met een fles Whisky waardoor ze vaak agressief en luidruchtig worden. Nu zien we ook vaker heroïneverslaafde prostituees die vooral overdag klanten ronselen. Als ze urgent een dosis nodig hebben, klampen ze elke man aan die voorbijkomt en stellen ze hun diensten voor aan dumpingprijzen. Zoals altijd pleit het Comité Alhambra voor structurele oplossingen zoals gebruikersruimtes, Housing First projecten, psychologische en medische bijstand maar ook administratieve opvolging (het op orde brengen van de papieren voor het OCMW bijvoorbeeld kan al een goeie aanzet zijn voor een nieuwe start voor een drugsverslaafde).In tussentijd vragen wij de burgemeester en iedereen bevoegd in de materie dat de overlast kordaat wordt aangepakt. Want het ontbreken van een efficiënt beleid en structurele maatregelen rond de ongecontroleerde straatprostitutie, heeft ertoe geleid dat we nu geconfronteerd met nieuwe vormen van overlast.(link naar de beelden zonder ondertitels met uitleg: https://youtu.be/r0iR_tsHLQo)Meer:'Druggebruik in metro IJzer en omgeving' – overzicht 2017 – 2018:http://users.skynet.be/fb436043/metro_ijzer.htm

Publiée par Comité Alhambra sur Mercredi 8 août 2018

 

La vidéo résume trois jours, dans trois endroits du quartier. Il s’agit du potager, de la rue Saint-jean Népomucène et la rue de Commerçants. On y voit des dealers faire des allers-retours dans le quartiers, pour vendre de la drogue. Le problème de la prostitution sauvage est ensuite mis en lumière.

Nous espérons rapidement un cadre clair au niveau régional, voire fédéral dans un futur proche autour des questions de la drogue et de la prostitution (salles de shoot, projets Housing First… etc)”, concluent-ils dans l’extrait.

T.D.

  • Reportage de Alice Vandenbroucke et Béatrice Broutout 

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09 août 2018 - 17h36