Bernard Clerfayt : “On peut avoir des services flexibles sans flexibiliser à outrance les conditions de travail”

Le nouveau ministre de l’Emploi et de la Formation a répondu aux questions de Jean-Jacques Deleeuw lors de l’Interview. Ensemble, ils sont revenus sur le statut des travailleurs et sur la formation dans la capitale.

La semaine dernière, les sociétés Jump et Félix ont annoncé retirer les vélos et scooter de certaines communes à cause du vandalisme. Pour le ministre Bernard Clerfayt (DéFi), ce n’était pas la solution. “Les sociétés auraient dû gérer de manière plus coordonnée avec la commune. Elles usent et abusent souvent de certains faits pour être plus rentables. C’est la même chose dans le statut des travailleurs. De plus en plus de jeunes travaillent pour elles et trouvent de quoi vivre mais on peut se poser la question de la flexibilité du travail. Parfois ils sont un peu sous-payés. Cette flexibilité est utile aux consommateurs mais on doit être certain que derrière il y ait des statuts sociaux corrects. On a un gisement d’emplois dans le service à Bruxelles. On peut avoir un service flexible sans flexibiliser à outrance les conditions de travail.”

Une courbe du chômage inversée

Bernard Clerfayt a laissé ses compétences de bourgmestre de Schaerbeek pour celles de ministre de l’Emploi et de la Formation. Pour lui, cette dernière est la clé pour que la baisse du chômage se poursuive. “Il y a aujourd’hui 15% de chômage mais un grand vide de formations. A Bruxelles, on n’a pas de problème d’emploi. On a 750.000 emplois. La moitié sont occupés par des Bruxellois et les autres par des navetteurs. La question, c’est la capacité des Bruxellois à répondre à ces demandes. Tout cela est fondamental. Le niveau de formation facilite la mise à l’emploi. Il faut faire les études qu’on a envie de faire. Ensuite, il y a des domaines dans lesquels on a de nouveaux emplois: le numérique et les nouvelles technologies.”

Concernant la présidence de son parti DéFi, Bernard Clerfayt souhaite que la formation amarante profite de ces 5 années sans élection pour faire monter une nouvelle génération “autre que celle qui a occupé les médias à savoir Olivier Maingain, Didier Gosuin et moi-même.”

V.Lh.

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09 septembre 2019 - 13h38
Modifié le 10 septembre 2019 - 16h43