Bénédicte Linard : “On a besoin de tous les acteurs culturels pour répondre à la crise démocratique”

Bénédicte Linard (Ecolo), nouvelle ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, de la Santé, de la Petite enfance, des Médias et des Droits des Femmes, a répondu aux questions de Jean-Jacques Deleeuw dans L’Interview, ce mercredi sur BX1.

Si elle est surtout connue en Wallonie, Bénédicte Linard est pourtant à moitié bruxelloise, puisqu’elle est originaire d’Anderlecht. Elle y a également enseigné le français. La nouvelle ministre a aussi été membre du comité exécutif de la Fédération des Etudiants francophones.

Elle a répondu aux questions sur les nouveaux projets culturels financés par le ministère, et qui mettront l’artiste plus au centre. “Aujourd’hui, on a besoin des artistes dans notre société, et de tous les acteurs culturels, pour pouvoir répondre à ce que j’appelle la ‘crise démocratique’. On voit qu’il y a de plus en plus de repli sur soi, du populisme, de la mésinformation. La culture est un levier important pour pouvoir émanciper de manière individuelle et collective, et préserver la démocratie“. La ministre prévoit également de soutenir les artistes, via des exceptions culturelles, de simplification administrative, etc.

Elle a aussi réagi à l’absence du cdH de la majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles, et à l’impact que cela pourrait avoir sur les débats en matière d’enseignement. “Chaque fois qu’il y a une nouvelle majorité, chacun y met un petit peu de son projet. Mais nous sommes persuadés que la plupart des matières doivent être travaillées en concertation. Si l’opposition souhaite se joindre au débat, je pense que cela peut être intéressant“.

En matière de petite enfance, la ministre s’est dite favorable à une baisse de l’âge scolaire à 3 ans (mais non-contraignante) et à la réalisation d’un cadastre précis explicitant les réalités des différentes régions.

Enfin, Bénédicte Linard a réagi à l’affaire Brutélé. Si elle affirme avoir une marge de travail moins importante que celle du ministre des Pouvoirs Locaux, elle a déclaré que “ce qui se passe là, c’est du chaos, derrière une opacité qui est inacceptable. Je comprends que Brutélé, qui représente l’intérêt des communes, puisse revendiquer le droit d’avoir une vue claire sur ce qu’il se passe”.

Retrouvez L’Interview du lundi au vendredi à 12h45 sur BX1.

Arnaud Bruckner

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18 septembre 2019 - 13h21