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Accueil dans les crèches bruxelloises : beaucoup de demandes pour une offre très limitée

Les besoins spécifiques de l’enfant interviennent généralement en dernier choix dans les critères de sélection d’une famille par les milieux d’accueil francophones bruxellois de la petite enfance, selon une récente étude de Brussels Studies. 

L’organisation familiale, c’est-à-dire le regroupement d’une fratrie, les motifs sociaux, le domicile ou le travail des parents sont des critères pris en compte par les milieux d’accueil francophones bruxellois.

Pour les parents, c’est le prix du service d’accueil qui est le premier critère pris en compte.

C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude pilotée par l’Observatoire de l’enfant de la Commission communautaire française, à découvrir en cliquant ici.

L’inscription dans un petit nombre de crèches et de prégardiennats se fait de manière centralisée, c’est-à-dire souvent au niveau communal. Par contre, dans 63 % des maisons d’enfants, l’ordre chronologique d’inscription est pris en compte. Dans la majorité des cas, les milieux d’accueil francophones bruxellois de la petite enfance appliquent leurs propres critères de sélection.

On apprend également que l’âge moyen d’entrée dans les crèches est de 6,6 mois mais que 20 % des enfants y sont entrés avant l’âge de 4 mois. Il est beaucoup plus tardif en haltes-accueil avec un maximum entre 13 et 24 mois.

En Région bruxelloise, les services francophones organisent en moyenne quatre places dans les milieux d’accueil pour dix enfants de moins de trois ans nés dans la capitale, rapporte encore l’étude. Les demandes sont donc bien plus fortes que l’offre actuelle dans la capitale.

■ Interview de Perrine Humblet, chercheuse et co-autrice de l’étude, par Jim Moskovics dans Toujours + d’Actu.

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07 décembre 2020 - 13h46
Modifié le 07 décembre 2020 - 15h52