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13,4% des Bruxellois sont en situation de précarité énergétique malgré la baisse des factures

13,4% des Bruxellois vivent toujours en situation de précarité énergétique, malgré la baisse des prix du mazout et du gaz naturel, selon le dernier baromètre de la Plateforme contre la précarité énergétique, qui couvre l’année 2016. Les personnes isolées et les familles monoparentales restent les plus touchées.

En 2016, quelque 14,5% des ménages belges étaient confrontés à une facture énergétique trop élevée par rapport à leur revenu disponible, déduction faite du coût du logement (précarité mesurée), 3,8% consommaient trop peu d’énergie pour couvrir leurs besoins de base (précarité cachée) et 4,9% craignaient de ne pas pouvoir chauffer suffisamment leur habitation (précarité subjective). Au total, 21,2% des ménages étaient donc frappés par l’une des trois formes de précarité énergétique.

“Ce pourcentage reste stable au fil des années”, note la Plateforme, gérée par la Fondation Roi Baudouin. “Depuis 2009, la précarité énergétique n’a guère évolué, et ce bien que les prix du gaz naturel et du mazout aient nettement baissé, surtout de 2014 au premier semestre 2016”, poursuit-elle. Les personnes isolées, plus particulièrement les femmes, et les familles monoparentales restent les plus touchées. “Alors que 4,7% des couples vivent en situation de précarité énergétique mesurée, 28% des isolés et 18,6% des familles monoparentales sont confrontés à cette situation”, détaille la Plateforme.

Plus important en Wallonie que dans les autres Régions

Des disparités existent également entre les différentes Régions du pays. La précarité énergétique est sensiblement plus importante en Wallonie, où 20,4% des ménages connaissent une précarité énergétique mesurée contre 13,4% à Bruxelles et 11,4% en Flandre. “Cela peut s’expliquer, entre autres, par le niveau de revenus, mais aussi par la taille et la qualité des logements”, précise la Plateforme.

Il ressort par ailleurs du baromètre que les publics concernés par la précarité énergétique disent plus souvent souffrir de problèmes de santé. Si 8,8% de l’ensemble de la population déclare être en mauvaise ou très mauvaise santé, ce pourcentage s’élève à pas moins de 19,4% pour les personnes en situation de précarité énergétique mesurée.

Pour lutter contre cette forme de pauvreté, la Plateforme contre la précarité énergétique a déjà formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles la simplification des factures énergétiques par les fournisseurs et l’isolation des logements sociaux. Quelque 6.000 ménages ont participé à l’enquête.

Avec Belga – Photo : Belga/Siska Gremmelprez

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15 mars 2018 - 07h18
Modifié le 15 mars 2018 - 14h53