Débat électoral : comment améliorer la sécurité à Molenbeek ?

La commune de Molenbeek est souvent associée aux attentats. Beaucoup de citoyens ne s’y sentent pas en sécurité. Comment améliorer ce sentiment? C’étais l’une des thématiques abordées au débat électoral de BX1. Autour de la table : des têtes de liste de la majorité composée du MR/Open VLD, CDH-CD&V, Ecolo-Groen face aux têtes de liste des trois principaux partis de l’opposition, PS-Sp.a, Défi et PTB.

“Qu’est-ce que vous comptez faire pour améliorer la sécurité de la population à Molenbeek?” La question est posée par une citoyenne lors du passage du bus BX1 dans la commune.

Face à cette interpellation, Catherine Moureaux, tête de liste PS-Sp.a, réagit : “Je pense qu’on a loupé une occasion majeure de combler le déficit qu’on a en agents de police. On avait, en 2015, un déficit de 127 hommes”. Elle ajoute : “Je pense que cette majorité aurait pu “profiter des attentats” pour aller chercher ces 125 hommes”. Pour elle, les policiers qui sont venus renforcer les troupes dans le cadre du Plan Canal “n’ont pas l’attention de rester dans la commune. Ils ne connaissent pas la commune et ils ne sont pas assez nombreux”.

Michaël Vossaert, tête de liste Défi, déplore que le Plan Canal n’ait pas ramené des agents de quartier. Il prône l’arrivée de kiosques mobiles dans des zones “difficiles”, comme le quartier Ribaucourt. D’après lui, il faudrait au minimum 10 agents de quartier supplémentaires.

De son côté, Ahmed El Khannouss, tête de liste CDH-CD&V+, pointe du doigt la vétusté de la norme KUL.“Cette norme qui est prise en considération pour mettre en place les moyens qui sont attribués aux zones de police est problématique puisqu’elle date de 2000”.

Dirk De Block, tête de liste PTB, rappelle une interpellation qu’il a entendu d’un commerçant de la chaussée de Gand. Celui-ci demandait que “les policiers sortent de leur voiture et traversent le quartier à pied à la rencontre des gens”. Il souhaite aussi plus d’investissements dans la prévention, notamment dans l’encadrement de la jeunesse.

“Le Plan Canal n’a pas été négocié avec la commune, contrairement à ce que Madame Moureaux disait. Il nous a été imposé. Et pour moi, c’était surtout un plan de communication du fédéral” conteste Sarah Turine, tête de liste Ecolo Samen. Elle souhaite aussi plus de policiers de quartier présents dans les rues, à pied et à vélo.

“Nous avons eu 50 policiers en plus, et on les a eus très rapidement au mois de février” se réjouit Françoise Schepmans, tête de liste de la Bourgmestre Schepmans (MR).  Pour elle, “Le cadre est rempli à Molenbeek. Il ne manque pas de policier”. 

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04 octobre 2018 - 19h56