Quelque 850 millions d’euros de promesses de dons pour Notre-Dame de Paris

Les promesses de dons pour Notre-Dame atteignent 850 millions d’euros un mois après l’incendie, a annoncé mercredi le ministre de la Culture Franck Riester soulignant que “les opérations de conservation et de sécurisation sont toujours en cours”. M. Riester venait de visiter la cathédrale avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a annoncé que le Canada était disposé à “offrir tout l’acier et le bois d’oeuvre dont vous avez besoin”. “Vous pouvez compter sur nous, vos cousins canadiens”, a-t-il lancé devant les journalistes sur le parvis de Notre-Dame.

M. Riester a demandé que “l’élan continue” pour les dons, en dépit de la “décision unilatérale” de la Fondation du patrimoine (FDP), une des quatre plateformes retenues pour les rassembler, d’arrêter sa collecte.

“Pour l’instant il est trop prématuré pour prendre une décision pareille. La souscription nationale continue avec les deux autres fondations et à travers le Centre des monuments nationaux”, a-t-il martelé.

“Même si la promesse de dons est aujourd’hui de 850 millions d’euros, il est beaucoup trop tôt pour conclure que nous avons suffisamment d’argent ou trop d’argent pour restaurer Notre-Dame”, a-t-il dit. “Il peut y avoir une différence entre les promesses de dons et le versement réel”.

“Nous n’avons pas d’évaluations, parce que le diagnostic sur l’état des lieux exact” n’est pas achevé, et pas non plus le “chiffrage de ce que seront les travaux nécessaires”, a précisé le ministre.

Il a noté qu’il fallait prendre en compte “des dépenses liées aux conséquences pour le diocèse de Paris en termes d’organisation et d’accueil” des fidèles notamment. Il est question d’une structure éphémère pour le culte.

Pour les travaux, la sécurisation de la voûte “reste le point le plus problématique”, nécessitant “beaucoup de travail, de nombreux jours, de nombreuses semaines”.

Les oeuvres mobilières “sont pour la plupart à l’abri, soit au Louvre, soit dans des réserves spécialisées. Restent quelques oeuvres dans le transept auquel on ne peut pas accéder”.

Interrogé sur l’enquête en cours sur les causes du sinistre, il a souligné qu'”il est trop tôt pour conclure”. Relevant que “ce sont les robots qui retirent les gravats”, il a précisé qu’ils seront “analysés par la police” à la recherche de pistes.

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15 mai 2019 - 18h10