Manifestation de l’enseignement francophone – Jeholet “n’accepte pas” que l’on accuse le politique de “mépris”

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, a réagi jeudi matin sur LN24 et Bel RTL à la grève des enseignants et autres acteurs de l’enseignement, qui comptent manifester leur ras-le-bol à Bruxelles en fin de matinée. Le libéral a affirmé “comprendre la fatigue des enseignants” et “mesurer comme le métier est difficile aujourd’hui”, mais a indiqué “ne pas pouvoir accepter” que les professionnels de l’enseignement parlent de “mépris du politique”. Pierre-Yves Jeholet a rappelé les moyens mis sur la table pour faire face à la crise Covid (“150 millions d’euros complémentaires”), ainsi que les réformes du Pacte d’excellence et ce que son gouvernement a proposé dans le cadre des négociations sectorielles, soit 32 millions d’euros d’ici à 2024.

“Le budget n’est pas illimité. (…) À un moment, avec le budget de la FWB et le déficit que l’on connait, on ne sait pas augmenter les budgets”, a résumé Pierre-Yves Jeholet.

Ce dernier se prononce résolument contre un transfert de ces compétences aux Régions, qui ont l’avantage de pouvoir prélever de l’impôt (au contraire des Communautés). “C’est un slogan facile”, a-t-il balayé, rappelant être de toute manière opposé à la levée de nouveaux impôts.

Il faut un “électrochoc,” un “vrai débat entre francophones” pour voir comment mener des “politiques de simplification, de rationalisation et de suppression de certaines structures publiques et parapubliques”, a avancé le ministre-président comme piste de solution.

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10 février 2022 - 10h27