Malika El Aroud, la “veuve noire du djihad”, peut être éloignée vers le Maroc

Le Conseil du contentieux des étrangers a rendu son arrêt vendredi concernant la procédure d’éloignement vers le Maroc de Malika El Aroud, condamnée en 2008 à huit ans de prison pour participation aux activités d’un groupe terroriste. Les juges ont estimé que celle-ci, qui a été déchue de sa nationalité belge, n’avait pas démontré que son renvoi vers le Maroc l’exposerait à un risque de torture ou de traitements inhumains ou dégradants. Ainsi, les juges ont conclu qu’elle pouvait être éloignée vers son pays d’origine. Le Conseil du contentieux des étrangers avait déjà confirmé, dans un arrêt rendu fin janvier dernier, l’exclusion du statut de réfugié et du statut de protection subsidiaire de Malika El Aroud.

Dans un second arrêt rendu vendredi, le conseil a considéré que celle qui fut surnommée la “veuve noire” du djihad ne démontrait pas que son renvoi vers le Maroc l’exposerait à un risque de torture ou de traitements inhumains ou dégradants contraires à l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH).

Par ailleurs, selon le Conseil, celle-ci ne démontrait pas non plus que son éloignement constituerait une ingérence dans sa vie privée ou familiale au sens de l’article 8 de cette même convention. En d’autres termes, il n’a pas été prouvé que Malika El Aroud avait une vie privée en Belgique. Celle-ci n’y a pas d’autre famille que sa fille, aujourd’hui majeure.

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22 février 2019 - 14h03