Crise politique en RDC – Marches interdites: internet coupé à Kinshasa, forte présence sécuritaire

Le réseau internet a été coupé dans la nuit de samedi à dimanche à Kinshasa, où les autorités ont interdit une marche à l’appel d’un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du président de République démocratique du Congo Joseph Kabila, a constaté l’AFP. Internet, les mails et les messageries sur les réseaux sociaux ont été coupés autour de minuit dans la capitale de la République démocratique du Congo.
Les autorités avaient déjà suspendu ces services le 31 décembre lorsqu’elles avaient interdit une précédente marche, ne les rétablissant que dans la soirée.
Les forces de l’ordre ont installé des barrages dans la ville, faisant en certains endroits descendre les passagers du véhicule pour un contrôle d’identité, a constaté une équipe de l’AFP.
Des check-points ont été installés près de la paroisse Saint-Joseph, dans la commune populaire de Matongé, a constaté l’AFP. Les fidèles étaient contrôlés avant d’entrer dans l’église.
L’assistance était cependant plus clairsemée que le 31 décembre, où l’église Saint-Joseph était bondée.
Les catholiques sont appelés à défiler après la messe contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.
La marche a été interdite vendredi par les autorités locales de la capitale.
La mairie de Kisangani, grande ville de l’est du pays, a également refusé d’autoriser une marche de laïcs catholiques.
Il y a également eu des appels à manifester dans la deuxième ville du pays, Lubumbashi (sud-est), et à Goma (est). La RDC interdit toute manifestation depuis les journées sanglantes de septembre 2016, juste avant l’expiration du deuxième et dernier mandat du président Kabila le 20 décembre 2016.
Il y a trois semaines, le 31 décembre 2017, la dispersion d’une précédente marche avait fait six morts dont cinq à Kinshasa, d’après les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun d’après les autorités.
La mission de l’ONU en RDC (Monusco), la plus importante dans le monde, a promis de déployer ce dimanche des observateurs pour rapporter d’éventuels cas de violences ou de violations des droits de l’homme.

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21 janvier 2018 - 08h14