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Colombie: plus de 3.000 déplacés par des affrontements entre narco-trafiquants

Un peu plus de 3.000 personnes, dont un millier d’enfants, ont été déplacées de force en Colombie, en raison d’affrontements entre gangs de narco-trafiquants pour le contrôle des zones de production de cocaïne, ont annoncé les autorités. “Il est possible que le chiffre soit un peu plus élevé, mais à l’heure actuelle nous avons répertorié 1.179 familles, 3.031 personnes qui ont dû se déplacer”, dont 1.044 enfants, dans la municipalité de Tumaco (Nariño, sud-ouest), a déclaré la maire de cette commune, Maria Emilsen Angulo, à Caracol Radio.
Les habitants ont fui “à cause d’affrontements de groupes illégaux qui se disputent le territoire” dans des villages proches de la rivière Chagüi, a-t-elle précisé. Le Défenseur du peuple, entité publique chargée de la protection des droits humains, a fait état d’affrontements depuis la fin de l’année dernière dans des secteurs ruraux de la commune entre trois groupes armés, comptant des dissidents de l’ex-guérilla des Farc qui ont rejeté l’accord de paix signé en 2016.
Depuis janvier, les affrontements “se sont amplifiés, ce qui fait que progressivement les gens quittent la zone rurale pour la zone urbaine”, a précisé la maire.
Située sur le littoral de l’océan Pacifique, la municipalité de Tumaco est considérée comme un corridor stratégique de l’exportation de la cocaïne vers l’Amérique centrale et les Etats-Unis, premier consommateur mondial de cette drogue. C’est également la deuxième commune du pays comptant la plus grande superficie de narco-plantations.
Le gouvernement estime que le trafic de drogue est à l’origine de la spirale de violence qui, depuis 2016, s’est soldée par les assassinats d’au moins 303 leaders communautaires ou militants des droits.

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21 janvier 2020 - 05h45