Licences de cyclopartage annulées: la section bruxelloise de Vooruit demande de conserver les vélos partagés
La section bruxelloise du parti socialiste flamand (Vooruit.brussels) demande au gouvernement bruxellois, dans lequel siège Vooruit, de maintenir les vélos partagés dans la capitale. “Il s’agit d’un maillon essentiel de la mobilité bruxelloise”, indique la régionale vendredi soir.
Trottinettes et vélos en libre-service, couverts par les licences annulées mercredi par le Conseil d’Etat, devront avoir disparu de l’espace public de la capitale d’ici le 1er septembre prochain.
Vooruit.brussels soutient la décision de ne plus accepter les trottinettes partagées à Bruxelles. Les problèmes liés à ces engins sont connus depuis longtemps, mais interdire les vélos partagés, c’est aller trop loin, estime le parti.
“Bruxelles risque de perdre un moyen de déplacement populaire et accessible, utilisé par des milliers de Bruxellois chaque jour”, pointe un porte-parole de la section régionale du parti. “Les vélos partagés rendent la mobilité durable accessible à tous et constituent aujourd’hui une part essentielle de l’offre. Cela cadre parfaitement avec notre vision d’une ville solidaire”.
Vooruit.brussels redoute par ailleurs que l’offre de vélos partagés ne soit considérablement réduite à l’avenir, avec l’incertitude qui plane autour du sort des Villo!. La concession actuelle, exploitée par JC Decaux, arrive à échéance en septembre prochain. Celle-ci a été prolongée sur décision du gouvernement bruxellois jusqu’en septembre 2028, afin de maintenir une offre de vélos en libre-service durant la transition vers un nouveau système, toujours à stations fixes.
Enfin, les socialistes bruxellois mettent un dernier argument sur la table: selon eux, les vélos partagés offrent un sentiment de sécurité aux femmes qui se déplacent en soirée ou la nuit en ville. “Nous savons que le sentiment d’insécurité est grand et que bon nombre d’entre elles préfèrent ne pas circuler à pied le soir. Un vélo partagé constitue alors une solution accessible et peu onéreuse pour rentrer chez soi de manière sûre”, ajoute le porte-parole.
Belga