Des militantes féministes et syndicalistes dénoncent les risques de la réforme des pensions sur la place Surlet de Chokier
Une centaine de militantes et de syndicalistes se sont rassemblées mardi à Bruxelles pour protester contre la réforme des pensions, à l’approche d’un deuxième vote en commission. L’action s’est tenue à midi à la place Surlet de Chokier, à l’appel d’organisations de femmes et de syndicats.
Les participantes, émanant notamment d’organisations liées aux syndicats FGTB et CSC et de plusieurs associations féministes, ont voulu faire pression sur les parlementaires afin de bloquer un projet qu’elles jugent “antisocial”. Les représentantes associatives, qui suivent les travaux de la commission depuis plusieurs semaines, estiment que le gouvernement ignore la réalité vécue par de nombreuses femmes.
■ Reportage de Valentine Rolus et Martin Hurez
Selon ces organisations, les conclusions récentes du Bureau fédéral du Plan ont été interprétées de manière sélective. Contrairement aux objectifs annoncés, le texte risque d’accentuer les inégalités, avancent-elles. Les manifestantes affirment que 37 % des femmes pourraient subir une perte de pension, contre 14 % des hommes. Le risque de pauvreté augmenterait également.
► Lire aussi | La réforme des pensions approuvée en commission Affaires sociales
Lors de l’action, des témoignages de femmes concernées ont illustré les conséquences concrètes des mesures envisagées. Plusieurs intervenantes ont dénoncé des carrières de plus en plus précaires et une charge accrue liée à la conciliation entre travail et responsabilités familiales.
Les collectifs ont aussi critiqué les mécanismes visant à prolonger la durée de carrière, estimant qu’ils ne correspondent pas à la réalité de nombreuses travailleuses. Ils ont plaidé pour une politique plus globale, intégrant notamment une meilleure reconnaissance du travail de soin et des investissements dans les services publics.
Belga – Photo : Belga Image
View this post on Instagram