Soupçons de harcèlement sur le campus Erasme: le recteur de l’ULB suspend deux enseignants

Le recteur de l’ULB, Yvon Englert a publié sur son compte Facebook une vidéo de 2minutes30 en réaction aux différents cas de harcèlement qu’auraient lieu en sciences dentaires de l’ULB sur le Campus Erasme à Anderlecht.

Comme Recteur, je me dois de garantir le bien-être de nos étudiantes et de nos étudiants. C’est pourquoi j’ai pris la décision d’engager une procédure disciplinaire, qui est bien entendu menée à charge et à décharge, dès ce mardi. Elle fera toute la lumière sur les faits incriminés.

J’ai également décidé en extrême urgence de suspendre deux enseignants particulièrement incriminés. Cela ne préjuge évidemment pas de l’issue de la procédure disciplinaire mais devrait permettre de ramener de la sérénité et cela est particulièrement important en session d’examen.

En complément, nous prendrons très rapidement des mesures structurelles pour permettre que de tels agissements ne se reproduisent pas. Je sais que la Faculté y travaille déjà et la Doyenne a et aura tout mon support pour ce faire”, explique le recteur.

Réaction du Recteur à la situation des étudiant·e·s en sciences dentaires

Chères étudiantes, Chers étudiants,Chers membres de la Communauté universitaire,Ce lundi, j’ai reçu un rapport du Bureau des étudiants de Médecine mettant en évidence de graves violences à l’égard des étudiantes et des étudiants de la filière de dentisterie.Ce rapport regroupe un nombre important de témoignages reprenant des violences exercées par certains membres du corps enseignant.Ces agissements, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité. Je tiens à affirmer ici qu’ils sont totalement contraires à l’éthique de notre Université.Des signaux et un rapport précédent n’ont pas été pris en compte et n’ont pas entraîné les réactions adéquates. Il va falloir en examiner les causes et prendre des mesures correctrices.Comme Recteur, je me dois de garantir le bien-être de nos étudiantes et de nos étudiants.C’est pourquoi j’ai pris la décision d’engager une procédure disciplinaire, qui est bien entendu menée à charge et à décharge, dès ce mardi. Elle fera toute la lumière sur les faits incriminés. J’ai également décidé en extrême urgence de suspendre deux enseignants particulièrement incriminés. Cela ne préjuge évidemment pas de l’issue de la procédure disciplinaire mais devrait permettre de ramener de la sérénité et cela est particulièrement important en session d’examen.En complément, nous prendrons très rapidement des mesures structurelles pour permettre que de tels agissements ne se reproduisent pas. Je sais que la Faculté y travaille déjà et la Doyenne a et aura tout mon support pour ce faire.Nos étudiantes et étudiants sont, de manière systématique, amenés à évaluer les enseignements et les professeurs et ce, dans une procédure totalement anonyme. Force est de constater que ce système n’a pas fonctionné dans ce cas-ci et il va falloir que nous examinions pourquoi.Je suis personnellement choqué par cette affaire qui n’aurait pas dû se produire. Je présente les excuses de l’Université aux étudiantes et aux étudiants qui en ont souffert.Je suis peiné également, parce qu’elle occulte le travail remarquable des professeurs, des assistants et des membres du personnel de notre institution. L’Université peut être fière du travail qu’elle accomplit au quotidien. Mais elle doit aussi se montrer ferme quand il y a des dérives dans ses rangs.Dans une institution aussi vaste que la nôtre, malgré nos efforts, il n’est pas improbable que des situations appartenant au passé, telles que celles que nous avons vécues, puissent se produire.Nous devons alors être capable d’y répondre et de prendre les mesures structurelles destinées à empêcher qu’elles se répètent.Soyez assurés qu’ensemble, avec la Faculté de Médecine et les autres facultés de l’Université, nous mettons toute notre énergie au service du bien-être retrouvé de nos étudiantes et de nos étudiants.

Publiée par Yvon Englert sur Mercredi 5 juin 2019

Lundi, la RTBF révélait une enquête réalisée par le bureau des étudiants en médecine qui dénonçait des cas de harcèlements graves subi par des étudiants. Plusieurs professeurs ainsi que des assistants exerceraient des pressions psychologiques, frapperaient même parfois. “En BAC 3 (la 3e année d’étude), 60% des étudiants interrogés déclarent avoir “souvent” été victimes de mauvais traitements.” peut-on lire sur le site de la RTBF.

Rédaction/Image: Belga

• En duplex: Catarina Letor