Près de 500 gilets jaunes ont manifesté pour leur pouvoir d’achat : “Charles Michel ne fait rien”

Près de 500 personnes ont manifesté ce vendredi dans le centre de Bruxelles pour protester contre la hausse du prix du carburant et la baisse du pouvoir d’achat. Ceux-ci ont protesté dans plusieurs quartiers du centre, et espéraient voir des membres du gouvernement fédéral pour discuter. Ils n’ont finalement pas été entendus.

Malgré l’annulation de la manifestation annoncée au parc du Cinquantenaire, prévue ce vendredi midi, des centaines de Gilets jaunes ont tout de même pris la direction de Bruxelles pour bloquer la Petite ceinture. Près de 500 personnes étaient ainsi présentes ce midi autour du quartier Arts-Loi et de Trône, non loin de la zone neutre, normalement interdite aux manifestations. Si des casseurs ont affronté les policiers dans l’après-midi, la majeure partie des manifestants se sont dispersés tout au long de la journée, se dirigeant notamment vers la gare Centrale, vers le boulevard Pacheco ou même le quartier Botanique.

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Les slogans scandés sont principalement dirigés contre le gouvernement belge, demandant la démission du Premier ministre Charles Michel. Plusieurs manifestants espéraient ainsi être entendus par les membres du gouvernement, mais personne n’est venu à la rencontre de ces Gilets jaunes.

Le calme est finalement revenu vers 16h00 dans la capitale. Les manifestants ont peu à peu quitté le centre, non sans quelques slogans à l’encontre des politiques belges.

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“Nous sommes un mouvement légitime qui a le droit de manifester en rue, et il faut savoir que 80 à 90% des ‘gilets jaunes’ sont pacifistes”, assure Eric, venu à Bruxelles depuis Marche-en-Famenne, à l’agence Belga. Les casseurs “discréditent notre mouvement. Nous perdons tout crédit auprès des gens dont nous voulons nous faire entendre”, déplore-t-il. “Nous n’avons pas besoin de violence.”

“C’est comme lors d’un match de football, on ne sait pas d’où les hooligans arrivent soudainement”, compare Eric. “Une partie de ces personnes sont sans doute victimes du système et répondent de cette manière. Ou alors ce sont simplement des personnes qui veulent se battre avec les autorités.”

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Les “gilets jaunes” entendent en tout cas poursuivre leur combat pour une révision à la baisse des taxes. “Nous voulons protester contre la manière dont l’Etat belge nous prend notre argent. Tout le monde doit faire son devoir en payant ses impôts, mais ce ne sont jamais les banques, les multinationales ni les politiciens qui payent plus. Chaque politicien devrait symboliquement donner 1.000 euros. C’est quoi 1.000 euros pour eux? Pour beaucoup de gens ici, c’est un salaire”, défend Hervé, un autre manifestant à l’agence Belga. “Nous ne sommes pas simplement contre le Premier ministre Charles Michel, mais contre tout le système et la politique de tous les partis traditionnels”, conclut Hervé, qui attend une réaction forte du gouvernement.

■ Reportage de Michel Geyer et Yannick Vangansbeeck.

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30 novembre 2018 - 17h37