Méga-prison de Haren : le Conseil d’État relève un problème dans une demande des défendeurs

La présidente de la 15e chambre du Conseil d’État a soulevé, mardi, un problème technique dans la demande des détenteurs du projet de construction d’une grande prison à Haren.

Une audience complémentaire sera donc fixée dans les mois à venir, afin que ce problème soit débattu entre les parties. La présidente attend également un rapport complémentaire de l’Auditorat du Conseil d’Etat. Des riverains de Haren et diverses associations ont introduit un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le projet de construction d’une “méga-prison” (1.190 places) sur le site du Keelbeek à Haren.

Un problème technique a été soulevé à l’audience mardi concernant une des demandes des défendeurs : la Régie des bâtiments et Cafasso (le consortium international retenu pour le financement, la construction et la gestion d’une prison à Haren). Ceux-ci souhaitent qu’en cas d’annulation du permis d’urbanisme, les effets du contrat soient maintenus et que les travaux puissent donc se poursuivre.

Les avocats du Comité de Haren, qui rassemble riverains et associations de protection de l’environnement entre autres, ont, eux, estimé que les travaux (qui ont déjà été entamés) doivent cesser dans l’attente de la décision finale du Conseil d’État sur la validité du permis d’urbanisme.

Compte tenu du fait que les débats devant le Conseil d’État sont ainsi prolongés, le Comité de Haren a annoncé qu’il introduirait rapidement un autre recours en urgence pour que les travaux soient suspendus jusqu’à la décision finale du Conseil d’État.

Pour rappel, en octobre dernier, la première auditrice du Conseil d’État (magistrate chargée d’instruire les dossiers qui sont soumis au Conseil d’État), avait rendu un avis défavorable au projet de construction de la prison à Haren.

Avec Belga – Photo : BX1

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26 mars 2019 - 19h11