Les logements grignotent les immeubles de bureaux sur l’avenue Louise

Les conversions d’immeubles de bureaux en logements se multiplient sur la célèbre artère, constate perspective.brussels.

Au total, 18 immeubles sur 48 ont changé d’affectation depuis 1995, avec une accélération dès 2008. Le départ annoncé de quelques occupants prestigieux de l’avenue Louise vers des localisations plus centrales (Pentagone, quartier Nord) ainsi que les nombreuses ventes d’immeubles de bureaux intervenues ces dernières années (18 immeubles sur 48) confirment une certaine désaffection de la prestigieuse avenue. Tout comme les mises en vente de la tour Louise et de la tour Bleue révélées au printemps 2019.

D’autre part, la configuration des petits immeubles de bureaux, construits en mitoyens, de 12 à 14 m de profondeur, ou encore celle des immeubles d’angle, se prêtent particulièrement bien à la conversion en logements. “La dynamique est positive car la plupart des immeubles de cette avenue ont été construits dans les années 70 et 80. Et il faut éviter qu’ils ne deviennent des chancres dans le paysage urbain. Or, la reconversion permet le recyclage des bâtiments existants, avec un lifting adéquat et une remise aux normes”, commente mercredi perspective.brussels, organisme d’intérêt public bruxellois et centre d’expertise sur le développement du territoire.

Un taux de vacance particulièrement élevé

Les occupants appartiennent au secteur privé. On y rencontre des bureaux de consultance, d’outplacement et d’ingénierie financière, mais quasiment aucun pouvoir public, aucune administration belge ou internationale. Les bureaux et cabinets d’avocats sont les premiers occupants, à concurrence de 19 % de la superficie. Par ailleurs, le taux de vacance y est particulièrement élevé: 18,9 % sur un total de 401.037 m² (75.637 m²).

Ce phénomène ainsi que les nombreuses conversions pourraient s’expliquer par une potentielle obsolescence des immeubles de bureaux. Taille de plateau trop petite, mauvaise accessibilité en transports publics, immeubles non modernisés, en copropriété et avec de multiples occupants sont autant d’éléments qui, pris ensemble, alertent sur un risque d’obsolescence et peuvent inciter à la conversion vers une autre affectation.

Belga – Photo: screenshot Google map