Jusqu’à 5 ans de prison pour des trafiquants d’être humains actifs dans le parc Maximilien

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné vendredi huit Érythréens et Soudanais à des peines de prison allant de deux à cinq ans. Ces hommes formaient, selon la juridiction, une organisation de traite d’être humains qui avait pris en charge, entre juillet et octobre 2018, plusieurs dizaines de personnes qui souhaitaient rejoindre le Royaume-Uni.

Dans le cadre de ses activités, la bande faisait par ailleurs appel à des citoyens belges qui lui trouvaient des logements. Ces citoyens n’ont toutefois pas été poursuivis. L’enquête a débuté le 23 juillet 2018 lorsque la police a interpellé plusieurs personnes en séjour illégal au parc Maximilien et à la gare de Bruxelles-Nord. Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont ensuite découvert l’existence d’un réseau de trafiquants qui recrutait des migrants en transit dans le parc. Les migrants devaient prendre le train de Bruxelles en province de Namur.

Là, ils devaient emprunter une ancienne ligne de chemin de fer pendant 15 kilomètres puis rejoindre une aire d’autoroute. A cet endroit, les passeurs cachaient les migrants avant de les placer dans des camions ou des camions frigorifiques, de manière parfois dangereuse. Ces véhicules prenaient alors la route vers le Royaume-Uni. En fonction du type de transport, camion normal ou camion frigorifique, les passeurs demandaient des prix allant de 500 à 2.500 euros. Entre juillet et début octobre, ils auraient organisé plusieurs transports.

Belga – Photo: Belga/Eric Lalmand

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28 juin 2019 - 12h18