La jeunesse européenne au coeur d’une expo à Bruxelles

Le Musée de l’Histoire européenne (MHE) proposera à partir du 1er mars et jusqu’au 29 février 2020 une exposition consacrée à la jeunesse en Europe. Un événement qui “tombe à pic” dans la perspective des élections européennes du 26 mai prochain et à la suite des diverses manifestations qui ont émaillé le “souvenir” du cinquantenaire de “Mai 68”.

“Jeunesse rebelle. Grandir en Europe depuis 1945” explore les expériences de vie déterminantes de la jeunesse, de l’éducation et la vie professionnelle à la définition d’une identité, en passant par l’engagement politique et le comportement amoureux. Elle se penche sur quatre générations à des moments clés de l’histoire de l’Europe: la fin des années 1940 après les horreurs et les blessures de la Seconde Guerre mondiale, les années 1960, la décennie de 1980 et les années 2000.

L’exposition montre aux visiteurs comment, au cours de 70 ans, les jeunes Européens sont passés du rôle de spectateurs à celui de faiseurs d’histoire. La jeunesse a façonné le projet européen et sa condition est devenue une “sonnette d’alarme” pour la situation qui prévaut sur le continent. A la suite de la récente crise économique, le chômage et l’émigration des jeunes sont devenus le symbole de la gravité de la situation.

L’histoire de la jeunesse européenne est faite de connexions transnationales de protestation sociale et en faveur d’une plus large liberté individuelle, assortie à un certain confort matériel et à une expression culturelle ouverte. Dans certains contextes non-démocratiques, tels que les dictatures en Grèce, en Espagne et au Portugal ou dans une Europe de l’Est communiste, la “culture jeune” ne s’est pas seulement opposée au régime mais a apporté également l’expression de valeurs liées à la liberté. A l’instar des punks comme force d’opposition dans la Yougoslavie des années 1980 ou des jeunes aux “cheveux longs” en Tchécoslovaquie au cours des années 1960 et 1970.

Depuis les années 2000, davantage de jeunes participent activement à de nouvelles formes de protestation. Les médias sociaux rendent la politique “virale” mais ils soulèvent, par contre, de sérieuses inquiétudes quant à la protection de la vie privée.

Parmi les pièces phares exposées figurent le disque de jazz clandestin sur film radiographique dans l’Union soviétique des années 1950, une veste de daim portée par John Lennon lors d’un enregistrement des Beatles ou encore une carte mère d’un ordinateur contenant les “fichiers d’Edward Snowden” détruits par le journal The Guardian à la demande des services secrets britanniques. L’exposition propose également des oeuvres graphiques de Pablo Picasso, Pedro Almodovar ou encore David Hockey.

Belga

Plus d’infos : historia-europa.ep.eu/fr/jeunesse-rebelle

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11 février 2019 - 15h48