Haren : les opposants à la construction de la prison évacués du site du Keelbeek

La police est présente ce lundi matin sur le site de construction de la future prison de Haren et procède à l’évacuation de ce site, selon le collectif “Keelbeek Libre”, opposé au projet fédéral.

Selon le collectif, une vingtaine de policiers se sont présentés ce lundi matin vers 7h00 afin d’évacuer le site et “détruire les cabanes” installées par les opposants. Trois opposants étaient notamment présents mais n’ont pas été arrêtés. Le reste du collectif a été mis à distance par la police. La zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles précise qu’il n’y a eu ni interpellation, ni incident.

L’opposition au projet de méga-prison à Haren a repris vigueur ces dernières semaines suite à l’annonce de la Régie des Bâtiments de l’entame du chantier d’ici la fin de l’été. Les travaux devraient ensuite durer jusqu’en 2022.

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Le nouveau complexe, qui s’étendra sur un site de 15 hectares, doit remplacer les prisons vétustes et surpeuplées de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Il sera composé de deux maisons d’arrêt pour hommes, d’une maison de peine pour hommes, d’un centre fermé pour femmes, d’un centre ouvert pour femmes, d’un centre d’observation, d’un département psychiatrique et centre médical.

Ce “village pénitentiaire” pourra accueillir 1.190 détenus au total. Les travaux ont été confiés au consortium CAFASSO, composé de Denys, FCC Construcción et Macquarie Capital. Les opposants estiment pour leur part que le projet aggravera le problème de la surpopulation carcérale et mènera à la destruction d’un des derniers poumons verts de la capitale.

Gr.I. avec Belga

Reportage de Marie-Noëlle Dinant et Béatrice Broutout

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20 août 2018 - 08h29