Coupe du Monde : pas d’écran géant sur Bruxelles-Ixelles, mais des retransmissions à Molenbeek et Jette

Il n’y aura pas d’écran géant dans l’espace public pour retransmettre les matchs des Diables rouges lors de la Coupe du monde de football 2018, selon une information diffusée mercredi par le média Bruzz et confirmée par Wafaa Hammich, porte-parole du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close. Elle précise que cette décision concerne l’ensemble du territoire de la zone de police Bruxelles-Ixelles et qu’elle a été prise en concertation avec la bourgmestre d’Ixelles Dominique Dufourny.

Wafaa Hammich explique qu’il s’agit d’une question de sécurité : “Cela demanderait la mobilisation de beaucoup de policiers, d’autant plus qu’on est une ville internationale qui compte 184 nationalités”. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’interdiction pour les établissements horeca, qui devraient pouvoir installer des écrans en terrasse.

Mustafa Er, porte-parole de la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean Françoise Schepmans, annonce que le stade Machtens, en collaboration avec l’équipe du RWDM, accueillera les supporters pour des retransmissions sur écran géant. Ce dispositif avait déjà été mis en place il y a deux ans à l’occasion du Championnat d’Europe des nations. “L’écran sera placé sur le terrain et les spectateurs pourront même regarder les matchs depuis la pelouse”, remarque Mustafa Er. “Il s’agit d’un endroit fermé, qui est donc plus facile à contrôler que des emplacements dans l’espace public”.

Hervé Doyen, bourgmestre de Jette, autorise lui aussi l’installation d’un écran géant. Il se situera sur la place du Miroir, actuellement en travaux, mais ceux-ci seront terminés pour le premier match des Diables rouges. “La place du Miroir est une place rectangulaire qui se prête bien aux mesures de sécurité”, avance Hervé Doyen. “Il y a 4 ans, on avait déjà mis en place un dispositif de sécurité assez impressionnant. La place était complètement fermée d’un côté. Il y avait un seul accès, où des fouilles étaient organisées. On avait des policiers en civil dans la foule et on avait mis en oeuvre des mesures de sécurité passives : pas de verres en verre, pas de tables, etc. L’événement avait pris de l’ampleur de match en match. Il était familial et bon enfant. On avait eu à l’époque des éloges sur l’organisation. Ce type d’événement est très fédérateur”.

Belga

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18 avril 2018 - 11h53
Modifié le 18 avril 2018 - 11h53