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Bruxelles : un chantier arrêté pour suspicion de non-respect des règles sanitaires

Chantier inconnu à avenue louise sur Bruxelles - BX1

L’auditorat du travail de Bruxelles a fait fermer, vendredi vers 15h00, un important chantier situé dans le quartier Nord de la capitale, où les mesures de sécurité sanitaire ne semblaient pas assurées.

Le Contrôle des lois sociales (CLS), le Contrôle du bien-être (CBE) et la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles sont intervenus sur ce chantier du quartier Nord et ont constaté que les distances de sécurité n’étaient pas de mise entre les ouvriers et que ceux-ci n’étaient pas au fait des règles sanitaires indispensables aujourd’hui dans le cadre de la pandémie de coronavirus.

“L’ordre de fermer le chantier a été donné sur instruction de l’auditorat du travail de Bruxelles, le temps que soient prises les mesures visant à assurer la sécurité et la santé de tous les travailleurs de ce chantier et, indirectement, de la population”, a commenté à Belga Fabrizio Antioco, porte-parole de l’auditorat du travail de Bruxelles. L’instance judiciaire a été mise au courant des faits via une enquête journalistique réalisée par le magazine Médor.

“Nous allons adopter une politique de tolérance zéro”, a ajouté Fabrizio Antioco, insistant toutefois sur le fait que la fermeture du chantier est “temporaire” et qu’elle “vise à obtenir des garanties de la part des entreprises responsables de ce chantier”.

Le chantier des tours WTC

Les chantiers concernent la rénovation des tours WTC (World Trade Center) 1 et 2 dans le quartier Nord à Bruxelles. Le chantier de la rénovation de l’hôtel Sheraton est également visé mais n’a, lui, pas été fermé.

Le magazine trimestriel Médor a mené ces derniers jours une enquête concernant les chantiers de ce quartier bruxellois précisément, dont il révèle les résultats dans un article mis en ligne ce vendredi soir. Le magazine d’investigation a notamment constaté sur place que certains ouvriers portaient des masques de protection mais que d’autres n’en portaient pas, que les pauses et les déplacements des ouvriers se faisaient en groupe, et donc dans le non-repect des règles de distanciation sociale.

Mardi, le Collège des procureurs généraux a indiqué que les parquets et auditorats du pays allaient désormais durcir le ton à l’égard des contrevenants aux mesures d’urgence destinées à lutter contre la propagation du Covid-19, décidées par arrêté du gouvernement fédéral.

Dans le cas d’un constat d’infraction à l’égard d’une entreprise, une transaction pénale de 1.500 euros, payable immédiatement, est proposée. En cas de refus, le procès-verbal est adressé à l’auditorat qui prendra alors d’autres mesures.

Et en cas de récidive, les responsables de l’entreprise sont cités directement à comparaître devant le tribunal.

Avec Belga – Photo : illustration BX1

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27 mars 2020 - 15h40
Modifié le 27 mars 2020 - 18h23