“Find it, drive it, drop it” : les voitures en libre-service DriveNow misent sur la simplicité

La société de voitures partagées DriveNow est présente à Bruxelles depuis le 6 juillet 2016 avec une flotte de 310 voitures, des BMW et des Mini. Dont 10 véhicules électriques. Elle loue des voitures en partage et en libre-service, stationnées légalement sur la voie publique ou dans une dizaine de parkings publics du partenaire Interparking. Fondée en 2011 par deux actionnaires allemands, BMW Group et la société de location de voitures Sixt; elle propose environ 4000 véhicules dans les grandes villes européennes. La devise est parlante : « Find it, drive it, drop it » (Trouvez, roulez, laissez sur place ).

"La voiture particulière en ville, c'est terminé !"

C’est clair, les grands constructeurs automobiles anticipent les grands changements en matière de mobilité qui se profilent pour les 20 ou 30 prochaines années. D’un point de vue économique également; comme nous le confirme Christian Lambert, le patron de DriveNow à Bruxelles. « La voiture particulière en ville, c’est terminé ! »

Le principe d’utilisation des voitures en libre-service est somme toute, assez simple. Après inscription sur le site, il s’agit de repérer un véhicule stationné non loin de l’endroit où vous vous trouvez. Il suffit ensuite de déverrouiller le véhicule choisi, toujours avec le smarpthone, d’entrer un code et c’est parti. Comme ces quelques images le montrent :

La cote auprès des jeunes

Mais après 15 mois de présence à Bruxelles, quelles sont les grandes tendances observées ? Manifestement, selon les statistiques de Drive Now, le système aurait dans, certains cas, remplacé la seconde voiture des ménages plus aisés.

28 % de la clientèle ont un revenu supérieur à 5000 euros nets par mois. Et 32 % un revenu compris entre 3000 et 5000 euros nets par mois. Les 40 % restants sont en dessous; et vraisemblablement composés d’une grande proportion de jeunes pour qui posséder une voiture n’est pas ou plus une finalité en soi, contrairement aux personnes de plus de 50 ans.

45 % des abonnés DriveNow ont entre 25 et 45 ans et 10 % seulement, plus de 60 ans. Autre constat : la moitié de la clientèle est francophone, 40 % anglophone et 10 % néerlandophone.

Le système couvre une grande partie de la région Bruxelloise, mais pas encore entièrement. Tout l’ouest et une partie du  le nord de la Région, au-delà du canal ne sont pas encore desservis. On peut évidemment y circuler, mais la voiture doit être relocalisée dans la zone une fois le trajet effectué. A défaut, la location continue d’opérer.

Carte : DriveNow et Google Map

Cinq voitures par kilomètre carré

Il y actuellement une concentration assurée de 5 véhicules par km2. Apparemment suffisante pour pouvoir maintenir une voiture tous les 500 mètres. Si un véhicule n’est pas utilisé au bout de 72 heures environ, une équipe de maintenance, qui se déplace en vélo électrique, relocalise les véhicules concernés. En moyenne, un véhicule roule plus de deux heures par jour, avec un objectif affiché de 3 à 5 heures par jour. En comparaison, une voiture privée ne roule même pas une heure par jour en moyenne.  Le samedi est le jour de la semaine le plus prisé par les abonnés pour louer un véhicule.

Photo : DriveNow

Sans grande surprise, ce sont les véhicules du quartier européen qui ont le plus de succès ou encore ceux de la Gare du Midi, mais aussi quelques quartiers plus urbanisés. Et bien entendu l’aéroport de Zaventem.

Le principe du « free floating », les voitures stationnées sur la voie publique, implique que le véhicule doit être retourné obligatoirement sur une aire de stationnement légal. DriveNow paie ce stationnement auprès de Parking. Brussels, l’agence régionale de stationnement. Notons au passage, que la société se félicite de la législation mise en place en Région Bruxelloise pour favoriser le système et se dit «à l’aise » à Bruxelles.

Photo : DriveNow

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17 octobre 2017 - 11h57