Crise politique : DéFI pour le décumul intégral

Le parti DéFI s’est réuni en Conseil Général lundi soir. Le but : définir une feuille de route avant d’entamer des négociations gouvernementales en Wallonie et à Bruxelles. Il n’y aura donc plus pour le parti d’Olivier Maingain de cumul entre une fonction parlementaire et une fonction exécutive locale, quel que soit le nombre d’habitants.

Limitations variées

DéFI propose ainsi de limiter à 150% de l’indemnité parlementaire la rémunération des mandataires publics, en prenant en compte les revenus liés à des activités professionnelles privées, ou de ne plus rémunérer les mandats dérivés de la fonction de bourgmestre, échevin, président de CPAS ou de député provincial. Quant à la rémunération des conseillers communaux, provinciaux ou de CPAS siégeant dans les organes de gestion des intercommunales ou asbl communales, elle correspondrait au maximum du montant d’un jeton de présence au conseil communal.

Réduire le nombre d’intercommunales

Les rémunérations des mandataires publics devraient par ailleurs être proportionnées à la réalité du travail fourni et aux responsabilités assumées. La Cour des comptes est appelée à fixer une méthodologie pour permettre le calcul. Les mandataires ne pourraient en outre établir le montant de leur rémunération. Celle-ci serait définie par la loi dans la mesure du possible. DéFI veut également réduire le nombre d’intercommunales par activité à une par province, limiter le nombre d’asbl communales ou paracommunales et les soumettre à un contrat de gestion.

Suppression de l’échevin flamand garanti

Dans le cas de Bruxelles, si le nombre de parlementaires régionaux devait être réduit, il faudrait supprimer les groupes linguistiques et la double majorité. Dans les communes, la réduction du nombre d’échevins entraînerait la suppression du mécanisme de l’échevin flamand garanti, auquel DéFI s’oppose depuis le début des années 2000. La fusion des communes, zones de police et CPAS est exclue. DéFI propose encore de mettre en congé les cabinets ministériels pendant les campagnes électorales, d’organiser des consultations populaires régionales sur la gouvernance, notamment la réforme ou la suppression des provinces. Ces propositions constituent la « feuille de route » des amarantes lors de futures discussions sur la gouvernance publique, dont M. Maingain a rappelé qu’elles constituaient un préalable à des négociations gouvernementales. Elles seront transmises aux autres partis politiques. (D’après Belga)

Reportage – Jennifer Istace et Thierry Dubocquet

 

 

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04 juillet 2017 - 17h40