facebook gplus home menu play rss search tlbxl_b tv twitter youtube

Valérie Vierset refuse de répondre sur les jetons de présence : « Quitter le Samusocial, c’était une déchirure »

Valérie Vierset, ancienne administratrice du Samusocial et ec-cheffe de cabinet de Pascale Peraïta au CPAS de la Ville de Bruxelles, a été la première personne auditionnée par la Commission d’enquête parlementaire sur le Samusocial, ce mardi après-midi. Devant les commissaires, Valérie Vierset est apparue pour le moins stressée mais disposée à donner quelques réponses sur les questions posées par la Commission d’enquête.

Elle est ainsi arrivée au Samusocial comme employée administrative. « Je ne connaissais pas l’ASBL, ni Pascale Peraïta au moment de l’annonce« , confie-t-elle. « J’ai ensuite poursuivi à mi-temps au Samusocial, quand Pascale Peraïta est devenue présidente du CPAS en 2013, pour apporter un soutien logistique aux équipes en place et aidé les gens dans la rue, comme par le passé. Jusqu’en juillet 2014, j’ai poursuivi ce travail à mi-temps mais cela a été humainement difficile. J’ai ensuite pris un congé sans solde pour assurer un temps plein au CPAS (NDLR : en tant que cheffe de cabinet de la présidente de l’époque, Pascale Peraïta). Je suis alors devenue membre du Bureau du conseil d’administration du Samusocial ». Elle confie avoir eu un autre mandat rémunéré comme administratrice au CHU Brugmann, mandat qu’elle a quitté suite au scandale du Samusocial.

« Je siégeais à titre privée au Bureau du Samusocial »

Elle a démissionné de son poste à l’ASBL début juin, après les premières révélations sur le scandale autour des rémunérations des administrateurs. « C’est moi qui ait pris cette décision. Il fallait que je fasse un pas de côté par rapport aux équipes du Samusocial. Il y a eu une démission collective, qui doit encore être actée par une assemblée générale. Quitter le Samusocial, c’était une déchirure », explique Valérie Vierset. « Et au Bureau du Samusocial, je siégeais à titre privée ».

Pour le reste, elle reste vague sur son rôle : elle explique ainsi qu’elle n’a pas participé aux recrutements au sein de l’ASBL, qu’elle n’a pas participé aux discussions sur une future direction tripartite, qu’elle n’a jamais rempli de notes de frais au Samusocial, qu’elle n’a pas participé à un safari au Sénégal avec Pascale Peraïta,… Et elle refuse de répondre aux questions concernant les jetons de présence des administrateurs du Samusocial ou à la question de savoir « qui était le véritable chef » de l’ASBL, invoquant notamment l’enquête judiciaire en cours. Pourtant, elle affirme plus tard qu’elle rendait des comptes « seulement à Pascale Peraïta », et non Yvan Mayeur.

« Une liberté d’action pour les sans-abris »

Valérie Vierset a aussi défendu le statut du Samusocial, ASBL privée bénéficiant de fonds publics. « Le fait d’être une ASBL privée permettait au Samusocial d’avoir une véritable liberté d’action pour les sans-abris. Si l’ASBL devenait publiques, certains ministres auraient voulu plus de contrôle sur les personnes aidées, sur les illégaux… Pour moi, la seule différence qu’on peut faire pour donner accès aux centres du Samusocial, c’est la vulnérabilité des gens. C’était important de se battre pour ça », estime-t-elle.

Concernant les séminaires dénoncés par L’Écho ce samedi, Valérie Vierset affirme qu’elle était présente mais qu’elle n’a « rien vu d’illicite ». « Je suis une couche-tôt », réplique-t-elle. « Tout tournait autour du Samusocial, même dans les moments de détente. On discutait énormement du travail ». Pourtant, aucun P.-V. ou autre preuve de ce travail n’a jusqu’ici été fourni aux commissaires, de la part du Samusocial. Elle a confirmé la présence des commissaires du gouvernement, liés aux cabinets de Rudi Vervoort (PS) et de Pascal Smet (sp.a).

Valérie Vierset a terminé l’audition en larmes, affirmant que les réponses qu’elle ne peut apporter ce mardi « ne sont pas des preuves que je veux effacer mais des oublis dû au choc, à l’émotion » face à ce scandale. « J’ai été licenciée du CPAS le 22 juin, je suis aujourd’hui sans emploi », conclut-elle, avant de laisser sa place à Pascale Peraïta. (Gr.I., photo BX1)

Abonnez-vous à nos newsletters

News liées Toute l'info

Fil d'actu Toutes les dépêches

21 août 2017 "Hitman & Bodyguard" bondit au sommet du box-office nord-américain

Course haletante aux accents cocasses d’un tueur à gages et de son garde du corps, « Hitman & Bodyguard » a bondi directement à la première place du box-office nord-américain à sa sortie, supplantant l’inquiétante poupée « Annabelle », selon les chiff lire plus

Belga

21 août 2017 Pour combattre le stress, la ville colombienne d'Itagüi célèbre un "jour de la paresse"

Dans les rues de la ville colombienne d’Itagüi, des habitants ont installé dimanche matelas et hamacs pour célébrer le « jour de la paresse », un événement original destiné à inviter les travailleurs stressés à ralentir la cadence. Ce lire plus

Belga

21 août 2017 Un lundi nuageux avant un retour de l'été mardi et mercredi

Un ciel nuageux devrait dominer le pays ce lundi, avec un risque de faibles pluies et des températures ne dépassant pas 16 (Haute-Belgique) à 21 (nord-est) degrés selon les régions, selon les prévisions de l’IRM. Un vent faible à modéré lire plus

Belga

21 août 2017 Maingain exige du MR de faire le ménage et de s'engager pour le maintien de la FWB

« Nous demandons au MR de clarifier sa position » sur « trois points », précise lundi dans Le Soir le président de DéFI, qui doit envoyer lundi aux autres formations politiques ses « conditions » préalables à des négociations pour entrer au gouvernement de F lire plus

Belga

21 août 2017 Après les 12 coups de midi, Big Ben plongera dans le silence

A midi, lundi, Big Ben sonnera douze coups avant de se taire pour rénovation, des travaux censés durer quatre ans mais qui pourraient être abrégés face au mécontentement de nombreux responsables politiques. Le public a été invité à lire plus

Belga

21 août 2017 Lancement des manœuvres Séoul-Washington dans un contexte de tensions

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont entamé lundi leurs annuels exercices militaires conjoints, selon l’armée sud-coréenne, alors que Pyongyang a déjà prévenu que ces manœuvres ne feraient qu’aggraver les tensions dans la région. Quelque lire plus

Belga

http://www.vivreici.be/
http://www.hlcoiffure.com/
http://www.celini.be/
http://www.leopeeters.be/
http://www.leopeeters.be/
http://www.cocof.be/
http://www.rtbf.be/vivacite/
http://www.stib-mivb.be/