Un accord est intervenu pour former un nouveau gouvernement wallon : voici leur programme

CHASTEL

Le MR et le cdH sont parvenus à un accord pour former un nouveau gouvernement wallon, ont annoncé mardi les présidents des deux partis, Olivier Chastel et Benoît Lutgen, sur Twitter. Les deux formations finalisaient depuis plusieurs jours un accord de gouvernement pour la Wallonie. Celui-ci a été présenté mardi à 16h00 au Parlement de Wallonie. MR et cdH disposent à deux d’une courte majorité (38 sièges sur 75, soit le strict nécessaire).

Le 19 juin dernier, le président du cdH, Benoît Lutgen, avait appelé à former de nouvelles majorités sans le PS en Wallonie, en Fédération Wallonie-Bruxelles et à Bruxelles, rompant une alliance de près de 13 ans. Le cdH disait considérer le PS infréquentable à la suite des scandales Publifin et Samusocial, et le jugeait trop enclin à courir derrière le PTB, qui caracole dans les sondages. Le PS dénonçait de son côté une trahison du cdH, plus soucieux de sauver son avenir que de l’intérêt général. Sous l’impulsion de M. Lutgen, des pourparlers avaient alors débuté, le MR répondant présent dès le début.

Mais les réticences de DéFI et d’Ecolo, qui ont fait d’un accord sur la gouvernance un préalable à toute négociation pour la formation de gouvernements, avaient progressivement refermé la porte à Bruxelles et en Fédération, où MR et cdH ne disposent pas d’une majorité. Les deux partis avaient alors accéléré le pas pour la Wallonie il y a dix jours, tandis que le cdH confirmait qu’il ne souhaitait plus gouverner avec le PS à Bruxelles et en Fédération.

L’accord, qui réglera l’action de la coalition orange-bleu pour les deux derniers cinquièmes de la législature (jusque 2019), prévoit un chapitre particulièrement important sur l’emploi : « Nous voulons plus d’emploi, plus de prospérité et plus de justice fiscale », annonce le président du MR Olivier Chastel. « Nous voulonspasser d’une Wallonie de l’assistanat à une Wallonie plus entreprenante », renchérit Benoît Lutgen.

Avant d’évoquer la gouvernance : « Nous voulons mettre en place une totale transparence de la sphère publique. En matière de structure, de mandats, de rémunérations… », continue Olivier Chastel. « Nous voulons simplement qu’un bourgmestre ou un échevin empêché devienne conseiller communal sans autre prérogative supplémentaire. Avec des droits et des devoirs comme l’ensemble des élus de l’assemblée concernée ». En outre, son nouvel allié du cdH annonce des dizaines de millions d’euros d’économies grâce à la suppression d’une vingtaine de structures wallonnes, de 200 postes d’administrateurs et du transfert de compétences des provinces vers la Région.  (Gr.I. avec Belga)

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25 juillet 2017 - 15h28