Scandale au Samusocial : Laurette Onkelinx dément toute tentative de blocage de l’enquête

onkelinxLa présidente de la fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx, a démenti dimanche toute tentative de son parti de bloquer l’enquête du gouvernement régional sur le Samusocial.

Le cabinet d’avocats de Marc Uyttendaele, mari de Mme Onkelinx, représentant les intérêts du Samusocial, avait écrit le 6 juin dernier aux ministres Céline Fremault et Pascal Smet pour les informer que le gouvernement bruxellois n’avait pas le droit d’enquêter sur les rémunérations des membres du bureau du Samusocial parce qu’il s’agit d’une asbl de droit privé. Ce courrier avait suscité une vive polémique et accéléré la création d’une commission d’enquête au parlement bruxellois. « Le PS n’a pas essayé, en quoi que ce soit, de bloquer l’enquête », a souligné Mme Onkelinx sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » (RTL-TVi). La députée a expliqué qu’il s’agissait là de dire le droit à propos d’une asbl tout à fait privée. Il n’appartenait pas au gouvernement d’éplucher ses comptes, comme ceux de n’importe quelle autre asbl de cette nature, mais le cas échéant au parlement. « En quoi est-ce choquant de dire que c’est le parlement qui doit faire une enquête? », a-t-elle ajouté. Selon elle, M. Uyttendaele n’est pas l’avocat attitré des socialistes. « Il est l’avocat d’hommes et de femmes politiques de gauche et de droite, c’est un spécialiste des pouvoirs publics, c’est un constitutionnaliste et un grand constitutionnaliste ». La présidente de la fédération bruxelloise n’entend pas comparer l’affaire du Samusocial à celle de Publifin. « Ce n’est pas le même problème », a-t-elle affirmé, précisant qu’en une semaine, le bourgmestre de Bruxelles avait présenté sa démission. Le PS fait face à une succession d’affaires. « Oui, c’est extrêmement compliqué pour le PS en ce moment. Les fautes de quelques uns entachent l’ensemble du parti », a-t-elle souligné. « Nous prenons les décisions qui s’imposent quand des fautes sont commises », a-t-elle ajouté, en précisant que tous les partis n’en faisaient pas de même. La députée fédérale a visé le cas d’Armand De Decker (MR), toujours bourgmestre d’Uccle malgré l’accumulation de révélations sur son rôle dans le Kazakhgate.

(Belga)

Partager l'article

11 juin 2017 - 18h58