Réforme des pensions : le parlement francophone bruxellois se prononcera bien sur le conflit d’intérêts

Cocof - Illustration Parlement

Le parlement francophone bruxellois se prononcera bel et bien sur une proposition de motion en conflit d’intérêts dans le dossier de la réforme des pensions, vendredi lors de sa séance plénière.

Ainsi en a décidé jeudi après-midi, à une large majorité, sa commission du Budget et de l’Administration, au lendemain du rejet d’une telle motion au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par la minorité MR, qui disposait de plus du quart des voix requises pour ce faire. Sur le papier, la donne est différente au parlement francophone bruxellois, où les libéraux comptent 17 sièges sur 72, soit moins du quart des voix qui leur permettraient d’empêcher l’adoption d’une telle motion sans appui extérieur. Il semble que personne, au sein des autres formations francophones de la majorité et de l’opposition, ne soit prêt à les appuyer pour empêcher l’adoption de la motion débattue jeudi en commission.

Lors de cette séance, le chef de file du MR, Gaëtan Van Goidsenhoven, a défendu avec bien plus de conviction la réforme proposée par le ministre fédéral des Pensions Daniel Bacquelaine (contre ce qu’il considère comme les mauvais procès qui lui sont faits en matière de concertation) que l’argument – évoqué un temps au sein du MR – d’une incompétence de la Commission communautaire française de Bruxelles à invoquer un conflit d’intérêts en la matière.

Forte d’une analyse préalable des services du greffe de l’institution, la présidente de l’assemblée francophone bruxelloise, Julie de Groote (cdH), a rappelé que la responsabilité de déclarer la motion recevable ou non lui appartenait. Pour elle, il s’agit bien d’une motion en conflit d’intérêts et non d’un conflit de compétences. « Nous estimons qu’en exerçant sa compétence, le fédéral nuit à nos intérêts », a-t-elle commenté, rappelant que la CoCof avait adopté en 2008 une motion en conflit d’intérêts dans le dossier BHV, et en particulier sur le découpage d’une circonscription électorale à la Chambre, pourtant loin des compétences au sens strict de la Cocof. (Belga)

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11 mai 2017 - 17h34