Plus de 60 détenus radicalisés ont sollicité un suivi psychosocial en 2016

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L’année dernière, 65 personnes radicalisées ont fait appel aux services d’aide aux détenus (SAD) pour un suivi psychosocial dans les prisons de la Fédération Wallonie-Bruxelles, selon les statistiques du ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, communiquées à l’agence Belga. Le Centre d’aide et de prise en charge de toutes personnes concernées par le radicalisme et l’extrémisme violent (Caprev) suit lui une dizaine de personnes.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a renforcé les services d’aide aux détenus dans le cadre du dossier de la radicalisation dans les prisons. Du personnel a été recruté pour traiter spécifiquement des dossiers liés au radicalisme: 3,25 équivalents temps plein en 2016 et 1,5 cette année. Du 1er janvier au 31 décembre 2016, 65 détenus radicalisés ont sollicité un suivi psychosocial dans les prisons de la communauté française. Une quinzaine de détenus ont par ailleurs fait appel aux services du Caprev et une dizaine sont actuellement suivis.

« Ce suivi se fait généralement à la sortie de prison afin d’opérer un travail de réinsertion », précise le cabinet du ministre Madrane. « Parfois, certains détenus ont d’ailleurs déjà fait appel en prison au service d’aide aux détenus et poursuivent avec le Caprev ensuite. »

En Flandre, onze détenus suivent un parcours de déradicalisation en prison, écrivaient lundi plusieurs quotidiens. (Belga)

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09 mai 2017 - 14h34