Œufs au fipronil : Test-Achats réclame plus de clarté de la part de l’Afsca

Illustration shows eggs in a kitchen, Tuesday 08 August 2017. Millions of eggs have been pulled from shops in Belgium, the Netherlands and Germany as fipronil was detected in samples. Insecticide fipronil is used to destroy lice and ticks, but it's forbidden for use with animals intended for human consumption. BELGA PHOTO ERIC LALMAND

Test-Achats réclame vendredi dans un communiqué davantage de clarté autour de la contamination d’œufs par l’insecticide fipronil. L’association de défense des consommateurs demande des précisions sur des éléments issus du rapport de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

Il ressort du rapport de l’Afsca au ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme, dévoilé mercredi à la Chambre, que l’Agence disposait déjà les 9 et 14 juin derniers de résultats non conformes, cite Test-Achats. L’Afsca ajoute qu’elle retenait à ce moment-là deux sources de contamination possibles, toutes deux liées à des opérateurs néerlandais: l’alimentation des poules ou le traitement contre le pou rouge. “Le 15 juin, il était uniquement question d’une contamination chez un seul opérateur et rien n’indiquait qu’il y avait en Belgique un problème étendu avec le fipronil”, précise le compte-rendu de l’Afsca. “Il paraît tomber sous le sens que si la source de contamination est une de celles précitées, celle-ci n’aurait pas été vendue qu’à un seul opérateur en Belgique!”, affirme vendredi Test-Achats. Pour l’association, le principe de précaution exigeait dès lors d’avertir le ministre compétent et les États membres. “Il aurait également été souhaitable d’informer le secteur avicole du risque potentiel pour que les éleveurs puissent procéder eux-mêmes à des analyses.”

L’association s’étonne encore du fait qu’un laboratoire allemand ait contrôlé la présence de fipronil, alors que la détection de cette substance n’est pas standardisée en Belgique. Il est de plus connu que le fipronil est un moyen de lutte contre le pou rouge. Pour Test-Achats, “il est donc intriguant de constater que l’analyse de risques effectuée par l’Afsca n’ait pas conclu à l’utilité de l’inclure dans ses procédures de tests”. “La question demeure également de savoir comment un produit dont on vantait apparemment ‘l’efficacité miracle’ a pu être commercialisé pendant tout ce temps sans aucun contrôle de ses ingrédients?”

L’organisme de défense des consommateurs demande des réponses à ses questions et continuera en attendant à suivre le dossier “de très près”.

Belga, photo Belga/Eric Lalmand

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11 août 2017 - 17h10

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