Le débat sur le service minimum à la SNCB se poursuit

François Bellot, le ministre fédéral de la mobilité, s’apprête à déposer une proposition visant à instaurer un service garanti à la SNCB en cas de grève. Son texte a fuité dans la presse et il provoque la colère des syndicats. Il pourrait y avoir de nouvelles actions sur le rail. Pour Pierre Lejeune, Secrétaire national CGSP Cheminots, c’est une atteinte au droit de grève. Il était l’invité de #M le Mag de la rédac. 

 Les réactions politiques ont fusée elles aussi, alors que l’Open Vld et la N-VA accueille avec satisfaction cette proposition, ce n’est pas le cas du PS.  « Le service minimum comme s’apprête à le déposer François Bellot est un écran de fumée pour masquer l’absence d’amélioration du rail en Belgique. Il ne résout aucun problème, bien au contraire, il en crée de nouveaux », ont réagi vendredi les députés PS Laurent Devin et Gwenaelle Grovonius. De son coté Ecolo affiche son extrême scepticisme. Le cdH, favorable au service minimum, jugera le projet à l’aune de son efficacité.

« Eviter les grèves et ainsi épargner les usagers »

« L’association de voyageurs Navetteurs.be est consciente que les mouvements de grève à la SNCB -comme dans toute société de transports en commun- ne pénalisent que les usagers. Cependant elle émet la plus grande réserve tant en termes de sécurité que de confort pour les voyageurs en cas de mise en place d’un service garanti, basé sur un minimum de personnel et de matériel roulant », indique vendredi l’association dans un communiqué.

« Les récents incidents sur le réseau et la suppression de nombreux trains ont démontré le chaos que pourrait engendrer la mise en place d’un service minimum avec notamment des trains bondés engendrant un inconfort et des risques pour la sécurité des voyageurs », a commenté Gianni Tabbone, porte-parole de l’association. L’association craint également moins de flexibilité pour les travailleurs devant se rendre sur leur lieu de travail sous prétexte que certains trains circulent. Navetteurs.be estime aussi que les syndicats, la direction SNCB et le gouvernement fédéral doivent parvenir à des compromis – à condition que chacun soit prêt à faire des concessions – afin d’éviter les mouvements de grève. Elle demande également que les accords sociaux soient respectés et que tout mouvement « spontané » soit sanctionné. (avec Belga)

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12 mai 2017 - 19h06