La structure de l’entrepreneuriat bruxellois « est aussi diversifée que la population »

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Près de la moitié des indépendants et chefs de PME à Bruxelles ne sont pas de nationalité belge, ce qui reflète la structure diversifiée de la population dans son ensemble. Des services spécifiques aux candidats entrepreneurs allochtones ne sont donc pas nécessaires, relève lundi l’Union de Classes moyennes (UCM) qui a réalisé une étude sur le sujet à la demande d’Actiris. L’UCM plaide toutefois pour une meilleure communication afin que l’ensemble de la population bruxelloise et des candidats starters aient accès à l’information et aux aides.

On compte à Bruxelles 35.000 entreprises et 46% des indépendants et chefs de PME ne sont pas de nationalité belge. « Certaines nationalités sont un peu mieux représentées, mais les différences sont peu significatives et peuvent s’expliquer par des raisons culturelles », constate l’UCM. L’organisme pointe aussi une raison culturelle pour expliquer la divergence observée chez les femmes. La population de femmes entrepreneuses est en effet deux fois plus importante chez les Belges que les non-Belges. « Il y a un clair déficit et donc probablement des freins plus grands à l’entrepreneuriat pour les femmes non belges que pour les belges », souligne l’UCM.

Les auteurs de l’étude font encore remarquer que les entrepreneurs non belges ont les mêmes difficultés que leurs collègues belges : le manque de fonds propres et une méconnaissance des organismes publics et privés qui peuvent les accompagner. L’UCM plaide pour une meilleure communication, également par le biais de médias communautaires, et demande de fusionner les trois organismes d’accompagnement publics pour le commerce, l’entreprise et l’exportation en une seule agence. (Belga)

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22 mai 2017 - 13h27