La Fédération Wallonie-Bruxelles augmente ses dépenses sans alourdir son déficit

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Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a bouclé jeudi l’ajustement de son budget 2017. Celui-ci prévoit près de 15 millions d’euros en nouvelles dépenses, tout en maintenant inchangé le déficit programmé.

En décembre dernier, le budget initial tablait sur un déficit de 221 millions d’euros pour un budget global d’un peu plus de dix milliards d’euros. Cinq mois plus tard, une série d’éléments conjoncturels et techniques positifs ont permis de ramener le solde à financer à 206 millions d’euros, soit une marge d’une quinzaine de millions d’euros.

Jeudi, la majorité PS-cdH a décidé d’affecter ce volant à une série d’engagements et de besoins nouveaux. Il s’agit notamment de respecter une série d’accords sectoriels dans l’enseignement supérieur (2 millions d’euros), d’amorcer un rattrapage barémique dans le secteur du non-marchand (5 millions), de dégager des moyens pour différents contrats programmes et conventions dans le secteur culturel (3,2 millions), de renforcer l’emploi dans les centres de jeunes (1 million) ou encore d’engager quelques dizaines de fonctionnaires, de créer quatre nouveaux services péri-nataux, etc.

« La Fédération n’a pas des compétences classiques. On est lié aux besoins de personnes humaines. Où qu’elles soient. Notre rôle est donc d’ouvrir la porte des espoirs », a défendu le ministre-président Rudy Demotte lors d’une conférence de presse. Malgré cela, le gouvernement entend bien s’inscrire dans une volonté de « réduction progressive mais soutenable » des déficits budgétaires. Selon le gouvernement, ce retour à l’équilibre pour la Fédération est à portée de main à l’horizon 2020, hors dépenses prévues pour le Pacte d’excellence toutefois. Des dépenses pour lesquelles la Fédération espère bien obtenir une immunisation de la part de la Commission européenne.

Le gouvernement fédératif compte d’ailleurs bien se joindre au « dialogue intense » que le Premier ministre Charles Michel a annoncé mercredi avec la Commission européenne au sujet de la comptabilisation des dépenses prévues dans le pacte national pour les investissements stratégiques. M. Demotte a déjà adressé une note détaillée au président de la Commission Jean-Claude Juncker pour lui expliquer la portée du Pacte pour un enseignement d’excellence qui va s’étaler sur une quinzaine d’années. À cet égard, le gouvernement de la Fédération se reverra mercredi prochain pour arrêter le cadre budgétaire pluriannuel pour le Pacte. Une montée en puissance des moyens est prévue au cours des années à venir: 21 millions déjà cette année, suivis de 70 millions supplémentaires en 2018 et ainsi de suite pour culminer à 249 millions en 2025. Ces investissements dans l’école décroîtront ensuite pour atteindre un surcoût de 50 à 70 millions sur base annuelle en vitesse de croisière. (Belga)

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11 mai 2017 - 15h22