La famille et les amis d’Olivier Strebelle ont dit adieu au sculpteur ucclois

La famille et les amis du sculpteur belge Olivier Strebelle, décédé le 29 juillet dernier à l’âge de 90 ans, lui ont rendu un dernier hommage lundi à la maison des Arts d’Uccle, où se déroulaient ses funérailles. Tous ont souligné le « talent immense » et l’humour d’un passionné « qui avait encore 1.000 projets ».

« Sans Olivier Strebelle, que serais-je devenu ? », s’est ainsi interrogé son ami de longue date Pierre Alechinsky. Le peintre et graveur avait fondé avec lui et Michel Olyff notamment les Ateliers du Marais en 1949 à Bruxelles. « Je te dois ce que je suis, je suis tombé dans la potion magique quand je t’ai rencontré », a poursuivi un autre ami de toujours.

« Tu as souvent eu raison d’avoir tort »

L’époux de Dominique Blick, agent et amie du sculpteur, a décrit Olivier Strebelle comme un « amoureux de la nature, de la beauté ». « Un artiste de toute son âme, de tout son être. » Il a également évoqué, comme beaucoup d’autres, la passion du membre de l’Académie royale de Belgique pour le deltaplane et les champignons. Un de ses collaborateurs, qui a travaillé avec lui sur l’oeuvre monumentale « Confluences », une sculpture en acier inoxydable de 36 mètres pour le Parlement européen à Bruxelles, a relevé le « panache » de l’artiste, « qui impose le respect ». « Tu as souvent eu raison d’avoir tort, ce fût payant. (…) Nous aurons beaucoup de mal à nous passer de toi. »

Ses enfants ont tenu à rendre hommage à la « capacité d’émerveillement pour la moindre chose » de leur père, « tendre et intransigeant », comme l’a décrit son fils Marin Strebelle. « Tu avais le talent immense de celui qui a consacré sa vie à ses rêves », a ajouté sa fille Leila. « Tu m’as appris à penser que la vie est magique et que les miracles sont partout. »

Olivier Strebelle s’est éteint le 29 juillet des suites d’une pneumonie, à l’âge de 90 ans. L’homme aura marqué de son empreinte de bronze de nombreuses villes, de Bruxelles à Pékin, en passant par Singapour, Montréal et bien d’autres. On lui doit notamment le « cheval Bayard » (Namur, 1953), le « Phénix 44 » (Avenue Louise, 1993-1994) et « Flight in mind », à Brussels Airport. Endommagée à la suite des attentats du 22 mars, l’oeuvre avait été emmenée pour restauration et a été replacée sur le chemin d’accès à l’aéroport un an plus tard. Fils du peintre Rodolphe Strebelle, Olivier Strebelle est né à Uccle le 20 janvier 1927. Entré à la Cambre à l’âge de 15 ans pour y apprendre la céramique, le Bruxellois s’était ensuite tourné vers la sculpture.

(Belga, photo BX1)

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07 août 2017 - 12h56