Kazakhgate: Chodiev est obligé de comparaître, selon Dirk Van der Maelen

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En tant que Belge, Patokh Chodiev est obligé de répondre favorablement à l’invitation à comparaître devant la commission d’enquête parlementaire Kazakhgate, souligne lundi son président Dirk Van der Maelen (sp.a). Le milliardaire belgo-ouzbèke risque des sanctions en cas de refus.

L’avocat de l’intéressé a annoncé lundi que son client ne comparaîtra pas vendredi devant la commission. L’homme d’affaires, d’origine ouzbèke, a pourtant acquis la nationalité belge il y a vingt ans.
« M. Chodiev voulait devenir Belge, il est désormais Belge, il a donc des droits et des devoirs », réagit Dirk Van der Maelen. « Selon l’article 8 de la loi sur les enquêtes parlementaires, il a l’obligation de donner suite à l’invitation de comparution devant une commission. S’il ne le fait pas, la loi prévoit une sanction de huit jours à six mois de prison ainsi qu’une amende de 500 à 10.000 euros. »
Dirk Van der Maelen annonce par ailleurs qu’il soumettra ce refus de comparaître mercredi lors de la prochaine réunion de la commission parlementaire. « Nous déciderons ensemble des mesures que nous pouvons prendre », ajoute le président de la commission. Il se dit surpris que Patokh Chodiev ne saisisse pas cette occasion pour donner sa version des faits.
Le refus de Patokh Chodiev de comparaître devant la commission d’enquête est « particulièrement interpellant », ajoute le commissaire Georges Gilkinet (Ecolo). Le député fédéral, par ailleurs cité à comparaître par le milliardaire en raison d’un manque d’impartialité présumé, souligne que la commission mène « un travail minutieux, à charge et à décharge quoi qu’en pensent ou tentent de le faire croire certains ». (Belga)

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03 juillet 2017 - 13h25