Guy Vanhengel : « Nous avons fait savoir aux francophones que nous commençons à en avoir marre »

Brussels region Minister of Finance, Budget and External relations Guy Vanhengel pictured during a session of the parliamentary inquiry commission on the plea agreement, at the federal parliament, in Brussels, Monday 10 July 2017. This commission enquire the citconstances which led to the approbation and the application of the law of 14 April 2011 on the plea agreement. BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Un changement de majorité est arithmétiquement difficile à Bruxelles, a averti lundi le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel, en rappelant qu’une majorité était nécessaire dans les deux groupes linguistiques, francophone et néerlandophone au parlement, avec l’indispensable participation de DéFI. « Les partis flamands ont déjà appelé avec insistance les partis francophones à bien réfléchir avant de lancer des oukases et à exécuter le programme du gouvernement » dirigé par Rudi Vervoort (PS), a affirmé M. Vanhengel (Open Vld) sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Le ministre libéral a affirmé n’apprécier que « modérément » les propos tenus par sa collègue Céline Fremault (cdH), qui avait affirmé samedi que le scandale du Samusocial « n’était pas limité uniquement à la Ville de Bruxelles » pour réclamer – mais sans guère d’effet – un changement d’alliance pour la Région-Capitale. « Ce fut un choc, d’autant plus que nous avons encore eu jeudi un excellent gouvernement bruxellois », a ajouté M. Vanhengel. Il a souligné que Mme Fremault « avait réagi impulsivement, guidée depuis les Ardennes (la région du président du cdH, Benoît Lutgen, ndlr) ».

Selon M. Vanhengel, tous les partis s’accordent sur la nécessité de remettre de l’ordre à Bruxelles. Les partis flamands tentent de ne pas jeter de l’huile sur le feu « mais nous avons fait savoir aux francophones que nous commençons à en avoir marre« , a-t-il dit. Les partis francophones savent très bien qu’ils ont besoin des Flamands pour former un gouvernement, a poursuivi le ministre, expliquant que les partis flamands et DéFI se demandent s’il est bien raisonnable de « tout défaire » deux ans avant les élections régionales de mai-juin 2019.

Les trois membres flamands du gouvernement bruxellois – outre M. Vanhengel, Pascal Smet (sp.a) et Bianca Debaets (CD&V) – ont répété à plusieurs reprises qu’ils n’étaient pas demandeurs d’un changement de majorité, mais bien de mesures significatives en matière de gouvernance. (avec Belga, photo Belga/Thierry Roge)

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17 juillet 2017 - 09h47