Les actions chez Bruxelles-Propreté devraient se poursuivre mardi

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Une seconde action est prévue mardi matin au sein du personnel de Bruxelles-Propreté pour protester contre la réforme des collectes, a indiqué lundi Michel Piersoul, permanent SLFP pour Bruxelles-Propreté.

L’action prévue lundi matin s’est transformée en mouvement de grève, qui a été suivi par une grande partie du personnel. Les syndicats estiment que seuls une trentaine de camions sont sortis en matinée sur environ 115. Les trois principaux dépôts, Triomphe, Neder-Over-Heembeek, et Forest, ont été touchés. Seuls les secteurs du balayage et de l’enlèvement commercial n’ont pas été affectés. Ces actions de protestation pourraient être réitérées pendant plusieurs jours. Il est éventuellement question de repousser l’heure de départ mardi matin, conformément au règlement de travail actuel. « Fadila Laanan applique deux tranches horaires qui n’ont pas été concertées, et pour lesquelles le règlement de travail n’a pas été modifié« , explique Michel Piersoul. « On n’a toujours pas eu l’analyse des risques. »

SURPRISE DU GOUVERNEMENT

La secrétaire d’État à la Propreté publique, Fadila Laanan, se dit surprise et déplore les mouvements de grève des agents de Bruxelles-Propreté. « Je suis une femme de dialogue et non une femme de conflits. Je suis convaincue qu’un dialogue constructif permettra de concilier les intérêts des habitants et ceux des travailleurs. » Elle estime qu’il s’agit d’une bonne réforme et assure qu’elle ne reviendra pas dessus. Cependant, la secrétaire d’État se dite prête à mettre les moyens nécessaires pour son application, à savoir à augmenter le nombre de travailleurs, à acheter des camions et à construire des vestiaires.

LES SYNDICATS DÉPLORENT UN MANQUE D’ÉCOUTE

« Elle n’écoute pas les syndicats », dénonce Michel Piersoul. « Ce n’est pas du dialogue. On ne voulait pas prendre la population en otage, mais cela fait 3 mois qu’elle ne nous entend pas. On a aussi la responsabilité d’assurer le bien-être des travailleurs. Elle doit remettre une tranche horaire en nocturne ou en après-midi. En décidant d’enlever à des temps différents les sacs oranges et blancs, les déchets organiques qui sentent le plus fort restent du matin jusqu’en fin d’après-midi en rue ».

Source: Belga

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20 mars 2017 - 13h57