Formation : Didier Gosuin annonce une nouvelle filière bruxelloise axée sur les TIC

Didier Gosuin - Learning Cars

Présent jeudi au sein de la délégation belge qui a accompagné le Roi Philippe en Suisse, le ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin a profité du déplacement pour annoncer le lancement à la rentrée prochaine d’un Master en Alternance en informatique de gestion, organisé en partenariat par l’ICHEC et l’ECAM avec le soutien de la Région et d’Agoria.

Ce nouveau Master vise à former de futurs « Business Analysts », un métier en forte demande sur le marché du travail bruxellois. Selon le ministre bruxellois, la Belgique et la Région bruxelloise connaissent un déficit chronique de main d’œuvre dans le secteur des TIC. Pour y répondre, la Région bruxelloise s’est dotée en février dernier du « Plan NextTech », une première stratégie de soutien à l’entrepreneuriat numérique.

Les étudiants de ce Master en « Business Analyst » bénéficieront d’un cursus académique classique, doublé d’une formation en entreprise. Pour Didier Gosuin, un des défis majeurs de la formation en alternance est de sensibiliser les entreprises à l’accueil et à la formation des apprenants. « Il faut que les patrons jouent le jeu. C’est pour eux, la garantie de bénéficier d’un personnel qualifié, dont les compétences répondent directement à leurs besoins », a-t-il commenté jeudi.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a rappelé qu’il avait pris une batterie de mesures pour booster la formation en alternance dans le cadre du plan Formation 2020 adopté à Bruxelles: développement de l’équipement des centres de formation, primes au tutorat, appels à projets pédagogiques innovants etc. A la fin de l’année dernière, on dénombrait 5.000 jeunes formés en alternance à Bruxelles; l’objectif est, selon le ministre, qu’à l’horizon 2020, 1000 jeunes de plus s’engagent dans l’alternance. Pour Didier Gosuin, l’exemple suisse démontre l’efficacité d’une telle filière. En Suisse, quel que soit le parcours que le jeune entreprend, il a la possibilité, grâce aux passerelles existantes, d’accéder à toutes les possibilités offertes par l’enseignement supérieur. « En Belgique, nous faisons face à un certain conservatisme dans le chef du monde enseignant », a encore dit le ministre. (Belga, photo BX1)