Fipronil : après les œufs, des tests sont également menés sur de la viande de poulet

20080401 - ZINGEM, BELGIUM : Illustration picture shows free-range chickens, Tuesday 01 April 2008 in Zingem. The eggs of free-range chickens who are kept in our garden contains to much dioxine.  This research is proved by the university of Antwerp, Gent and Luik. BELGA PHOTO PETER DECONINCK

Les Pays-Bas procèdent à des tests sur la viande de poulets provenant d’élevages touchés par l’affaire des œufs contaminés pour déterminer une éventuelle présence de fipronil, molécule toxique à l’origine d’un scandale sanitaire qui s’étend désormais à toute l’Europe.

Alors que des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens et après l’extension de la crise en France et au Royaume-Uni annoncée lundi, l’attention se porte désormais sur la viande de poulet aux Pays-Bas, où l’affaire du fipronil est née. « Nous testons actuellement la viande de poulet dans les élevages dont les œufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée », a rapporté à l’AFP mardi Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l’organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

L’enquête pénale conduite par le NVWA sous l’autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d’entreprises et de fournisseurs dans l’introduction du fipronil dans des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

« La détection des œufs contaminés était la plus haute priorité. Nous avons maintenant le temps et la place » pour se pencher « sur la viande », a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu’il s’agissait d’une « mesure de précaution ». En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est petite, selon le LTO. « Les poulets de chair n’ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer », a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais. Les analyses sont menées sur la viande de poulets issus d’élevages qui produisent aussi bien des œufs que de la viande, ce qui correspond à « quelques dizaines » de sites dans le pays, selon la NVWA et l’organisation agricole néerlandaise LTO.

Si les tests s’avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d’œufs est bloquée auront le droit de rouvrir leur branche viande, a précisé Tjitte Mastenbroek. Mais en cas de détection de fipronil dans la viande, « l’élevage restera entièrement bloqué », a-t-il ajouté, alors que les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l’insecticide dans les jours à venir.

Belga, photo Belga/Peter Deconinck

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08 août 2017 - 19h00