Environ 300 Turcs ont commémoré à Bruxelles les victimes du coup d’Etat avorté

Manifestants Turcs - Place Stéphanie - ErdoganA l’initiative de l’Union des démocrates turcs européens (UETD), environ 300 personnes se sont rassemblées, mercredi de 19H00 à 23H30, à l’hôtel Métropole situé place De Brouckère, à Bruxelles, pour rendre hommage aux « martyrs » tombés lors de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 en Turquie. Le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus donnera une conférence de presse jeudi à 09H00 à l’ambassade de Turquie.

La salle était comble et les 250 places assises occupées. Le public a agité les drapeaux turcs distribués pendant les discours. Il n’y a pas eu d’incident. Contrairement aux Pays-Bas ou à l’Autriche où les ministres turcs invités à des commémorations similaires n’étaient pas les bienvenus, il n’y a pas eu d’interdiction de rassemblement en Belgique. L’événement s’est ouvert par une prière en hommage aux personnes qui ont péri lors de la tentative avortée de coup d’Etat. « Le 15 juillet de l’année passée, il y a eu environ 250 morts et 2.000 blessés », rappelle Ali (49 ans), un membre de l’assemblée. « J’ai la nationalité belge, mais je suis Turc aussi. Ma femme et mes deux enfants vivent avec moi en Belgique, mais je ne peux pas oublier ma famille qui est restée au pays. C’est pour cela que c’est important pour moi de rendre hommage aux victimes ». Le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a affirmé que les coupables seraient punis: « Nous ne les oublierons jamais », a-t-il déclaré. « Nous avons une dette envers ceux qui ont risqué leurs vies ce soir-là. Notre peuple a une longue histoire, mais ce fut une des pages les plus sombres ». Plusieurs personnes du public ont exigé la peine de mort et un homme qui criait ne pas vouloir de terroristes dans son pays a dû être calmé par le service de sécurité. Le vice-Premier ministre se montra aussi critique envers l’Europe: « Il est triste que plusieurs pays ne se rendent pas compte du danger que représente FETÖ (nom donné par Ankara au mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, NDLR). Il y a beaucoup de gens qui veulent laisser croire que la Turquie n’est pas une démocratie ». (Belga)

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13 juillet 2017 - 07h57