Economie : une pharmacie ferme tous les dix jours

De 2011 à 2016, 169 pharmacies ont fermé leurs portes, ce qui représente une fermeture tous les dix jours, écrit mardi La Libre Belgique. La Belgique est, après l’Espagne, le deuxième pays européen dont le réseau pharmaceutique est le plus dense, avec 44 officines pour 100.000 habitants. Le nombre de pharmacies a baissé tant par l’action de l’État, qui tente depuis 20 ans de stopper l’essor de nouvelles officines que par l’émergence de groupes de grosses pharmacies qui avalent des petits indépendants, tels que Medi-Market, Multipharma ou encore LloydsPharma.

Pour les petites pharmacies, l’une des solutions serait de fusionner. « Pour mieux gérer et donc avoir le personnel nécessaire, pour mieux acheter et donc faire de meilleures marges, il faut passer le cap du million d’euros de chiffre de ventes. (…) Quantité de petites (pharmacies) vivotent à 500.000 euros, voire moins« , explique Yannick Biot, comptable-fiscaliste spécialisé dans le secteur des professions médicales et pharmaceutiques, ainsi que professeur de gestion en pharmacie à l’Université catholique de Louvain (UCL).

Au mois de mars, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open-VLD) ainsi que les représentants de l’Office des pharmacies coopératives de Belgique (Ophaco) et l’Association pharmaceutique belge (APB) ont signé le « cadre pluriannuel pour le patient avec les pharmacies d’officine ». Il encourage les fusions mais renforce également le rôle du pharmacien en tant qu’acteur de première ligne. Il sera désormais rétribué pour conseiller les patients afin qu’ils utilisent correctement leurs médicaments. Ce qui constitue une autre solution pour survivre, selon Yannick Biot. (Belga)

  • Interview de Paul TULKENS, Pr. émérite en Pharmacologie à l’UCL

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09 mai 2017 - 14h48