Douze membres du groupe anarchiste La Cavale renvoyés devant le tribunal correctionnel

Illustration picture shows the jury composition before the start of the assize trial of Rabiaa Bouras before the assize court of Brussels Capital for the murder of Tarik Hmyed. BELGA PHOTO ERIC LALMAND

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé lundi de renvoyer douze membres présumés du groupe anarchiste « La Cavale », sur les 14 inquiétés, devant le tribunal correctionnel, a indiqué lundi le parquet fédéral.

Le parquet fédéral accuse neuf personnes d’appartenance à un groupe terroriste et de participation aux activités d’un groupe terroriste, dont trois comme dirigeants. La chambre du conseil n’a pas retenu le caractère terroriste des infractions et a requalifié les inculpations en rapport. Les trois « dirigeants » présumés sont dès lors poursuivis en qualité de chef de bande ou provocateur. L’ensemble des individus sont poursuivis par le parquet fédéral pour quelque 150 faits commis entre 2008 et 2013, notamment des incendies, des coups à agents de police, des vols, du vandalisme et des manifestations non autorisées. Le dossier avait été introduit devant la chambre du conseil en mai 2016 mais reporté pour enquête complémentaire.

Fin 2008, le parquet fédéral avait ouvert une enquête pour de potentiels faits de terrorisme au sein du milieu anarchiste bruxellois, plus précisément d’un groupe de personnes qui se nomme « La Cavale ». L’enquête s’est concentrée sur des actions qui ont eu lieu cette année-là autour notamment de la construction d’un nouveau centre fermé pour réfugiés à Steenokkerzeel, des institutions européennes, de l’Otan, de l’expulsion de sans-papiers ou encore du projet de prison à Haren. Le groupe est également suspecté de prendre pour cible différents symboles d’autorité et du capitalisme, comme les commissariats de police, les grands centres commerciaux et des entreprises.

Dans le cadre du projet de la prison de Haren, des graffitis et des bris de vitres ont été constatés au domicile privé du ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort et au bureau d’architecture Philemon Wachterlaer, responsable des plans du futur établissement pénitentiaire. Le feu a été bouté sur le chantier d’un entrepreneur et dans le domaine privé de l’architecte. (Belga, photo Belga/Eric Lalmand)

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31 juillet 2017 - 16h35