Des mesures pour lutter contre l’obsolescence programmée peuvent allonger la durée de vie des produits

Des mesures ciblées pour lutter contre l’obsolescence programmée peuvent allonger la durée de vie des produits, favoriser leur réparation et créer de nouveaux emplois, selon une étude du bureau de conseils RDC Environment, commandée par les ministres fédéraux Marie-Christine Marghem et Kris Peeters. Présentée dans les ateliers bruxellois de l’ASBL « Les Petits Riens », l’enquête préconise notamment une meilleure information pour les clients et la disponibilité obligatoire des pièces détachées.

L’obsolescence programmée est un stratagème qui réduit sciemment la durée de vie d’un bien dès sa conception. Elle n’a aucun avantage pour le consommateur et augmente le taux de remplacement du produit en raison de sa durée d’usage limitée, rappelle Bernard De Caevel, administrateur délégué de RDC Environment. « Elle est cependant difficile à démontrer. En France, une loi interdit l’obsolescence programmée mais aucune condamnation n’a été prononcée car les fabricants se justifient par des raisons techniques ou de sécurité. »

Les problèmes les plus récurrents sont l’obsolescence liée à la mise à jour du logiciel, la casse matérielle en raison de la conception ou d’une mauvaise utilisation du produit mais aussi les obstacles à la réparation, notamment lorsque les coûts sont élevés. (avec Belga)

  • Invités : Bernard De Caevel (auteur de l’étude de RDC Environment) et Marc Demuyser (Les Petits Riens).

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30 mai 2017 - 18h55