Décumul intégral et plafonnement des rémunérations au menu des avancées des Verts et DéFI

Les présidents des partis Ecolo, Groen et DéFI ont présenté mercredi après-midi à Bruxelles le résultat de leurs discussions autour de la bonne gouvernance. Les formations plaident notamment pour un plafonnement des rémunérations des mandataires publics à 150% de l’indemnité parlementaire, un décumul intégral des mandats et pour une simplification des structures.

Ces discussions ont été entamées pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui touche les entitées fédérées francophones depuis plus de quatre semaines.

Les Verts et le parti amarante ont détaillé mercredi lors d’une conférence de presse 32 mesures visant à « assainir les pratiques politiques » en Région bruxelloise.

Ces mesures ont pour objectif de supprimer les conflits d’intérêts, la concentration des pouvoirs et l’enrichissement personnel sur le dos de l’intérêt public, pour au contraire apporter davantage de démocratie et de participation citoyenne, a affirmé la co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi.

Au chapitre de l’éthique des mandataires, le trio de partis s’est accordé sur un plafonnement de l’ensemble des rémunérations des mandataires publics à 150% de l’indemnité parlementaire, en intégrant les rémunérations professionnelles privées, ainsi qu’une rémunération sur base de la présence effective des mandataires. Les mandats dérivés de la fonction de bourgmestre, échevin et président de CPAS doivent par ailleurs être prestés gratuitement.

En termes de gouvernance proprement dite, il est nécessaire de « dépolitiser totalement les procédures de recrutement et nomination dans la fonction publique » mais aussi les Organismes d’intérêt public (OIP). Un code de bonne conduite pour les fonctionnaires fait aussi partie des mesures.

Ecolo, Groen et DéFI veulent encore un décumul intégral des mandats. « Nous avons choisi d’évoquer uniquement des questions qui pouvaient être mises en œuvre dans le cadre bruxellois », a commenté le président de DéFI, Olivier Maingain. « Mais nous continuons à penser que cette règle doit valoir pour l’ensemble des assemblées parlementaires ».

« Nous n’avons parlé que de gouvernance, rien d’autre », a-t-il poursuivi. « Ceci n’est pas un accord gouvernemental », a embrayé l’autre co-président d’Ecolo Patrick Dupriez. (avec Belga)

Reportage – Camille Tang Quynh et Niels D’Haegeleer

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19 juillet 2017 - 18h18