Crise politique : voici pourquoi le MR et le cdH ont besoin d’un 3e parti pour une majorité à Bruxelles

Le cdH et le MR ont annoncé ce jeudi qu’ils entamaient de nouvelles négociations, dès ce vendredi matin, afin de former de nouveaux gouvernements en Région wallonne, en Région bruxelloise et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Si les deux partis peuvent obtenir une majorité parlementaire au niveau de la Wallonie, cela coince au niveau de Bruxelles, et donc de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En effet, le cdH et le MR ont absolument besoin d’un troisième parti pour assurer une majorité francophone en Région de Bruxelles-capitale. À deux, les partis de Benoît Lutgen et d’Olivier Chastel n’ont que 25 sièges sur les 37 nécessaires au niveau francophone. Il leur faudrait donc trouver une alliance avec DéFI, qui compte 12 sièges, afin d’obtenir une courte majorité dans ce parlement bruxellois. L’idéal serait de trouver un accord, également, avec Ecolo, qui a 8 députés dans ce parlement régional. Mais les Verts ont déjà annoncé qu’ils ne comptaient pas entamer de nouvelles négociations tant que leurs exigences en terme de gouvernance et de transparence ne sont pas acceptées. Le cdH et le MR pourraient certes se rabattre sur les quatre députés du PTB ou l’élue indépendante Mahinur Ozdemir, exclue du cdH, mais au vu des divergences d’opinions et le passé d’Ozdemir, le doute est permis quant à ces négociations.

Bref, le cdH et le MR sont dans l’impasse et doivent absolument trouver un accord avec DéFI, au moins, et avec Ecolo, si possible, pour assurer leur avenir d’ici les prochaines élections régionales, en 2019. Autant dire que l’été s’annonce intense tant en Wallonie qu’à Bruxelles ! (Gr.I., photo Yannick Vangansbeeck)

 

  • Images de Valérie Leclercq et Thierry Dubocquet.

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